Le spam en France

Le spam en France, c’est un vaste sujet. On pourrait gloser à loisir pendant des jours sur tel ou tel aspect du problème. Alors je vais juste donner un nombre : 96,1%. Ce nombre, c’est le taux de spam de la France pour le mois de juin. C’est à dire que dans notre beau pays, plus de 96% du trafic d’email sont du spam. C’est le record mondial (pour le mois de juin). Pour la même période, les États Unis d’Amérique sont à 78,4% et le Japon atteint un très enviable 67,1% de pollution. Et puis, si c’est MessageLab qui nous le dit, c’est forcément vrai (j’ironise, mais vu les logs de mes serveurs de messagerie, ils sont sûrement dans le vrai).

Je rappelle à toutes fins utiles que, si le cœur vous en dit, vous pouvez télécharger le « plug-in»  signal-spam pour Mail, qui permet de déclarer votre spam à l’organisme paresseux nommé Signal Spam (c’est pas bien de se moquer, méchant patpro).

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Japon : le pays des rendez-vous manqués

Un voyage au Japon est une chose qui ne devrait pas s’envisager aussi simplement qu’un voyage aux États Unis (par exemple). On a beau se retrouver dans un pays très développé, sensiblement occidentalisé, on n’est pas moins dans un autre monde. Si il est relativement aisé de se faire, au moins en surface, à la culture nipponne, il est hors de question d’apprendre le japonais du jour au lendemain, pour un simple voyage touristique.
L’impossibilité de communiquer correctement, voire de communiquer tout court, a généré d’énormes frustrations lors de notre séjour au Japon.
Nous avons notamment eu un mal fou à nous restaurer. Quand on ne mange aucun produit de la mer, qu’on ne parle pas le japonais, et que personne dans le restaurant ne parle anglais, on se retrouve rapidement à écumer les Seven-Eleven à la recherche de Cup Noodles. Trouver son chemin en ville n’est pas tout à fait évident non plus. Dans certains cas, malgré une indéfectible bonne volonté, les policiers de quartier n’ont pas pu nous aider. Il nous est arrivé de faire 30 minutes de métro et autant de marche à pied pour finalement ne jamais trouver le restaurant que nous cherchions. Les japonais sont très serviables, mais la barrière de la langue peut ruiner les meilleures intentions.

cerisier du japon

Cela dit, ma frustration n’est pas que logistique. Au Japon, j’aurais voulu rencontrer des gens. Traîner dans des clubs de Jazz, comme les héros de H. Murakami, échanger quelques phrases dans un anglais bancal avec des gars ou des minettes autour d’une bière, profiter de mon statut de gaijin pour faire irruption dans leur vie avec mes gros sabots d’étranger malpoli, et peut être découvrir quelque chose sur eux, sur moi. J’aurais voulu prendre des photos personnelles, intimes. Pas ces photos convenues sur la quelle le sujet fixe l’objectif en faisant un V avec ses doigts.
Alors oui, je ferai mieux la prochaine fois. Mais au prix du voyage, ça fait quand même réfléchir. Et pour qu’un nouveau séjour nippon ne soit pas un nouveau rendez-vous manqué, il faudra que je trouve un ou une japonaise sur place qui pourra me présenter son pays, son peuple.

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Les URL sont-elles mortes ?

Les gens comme moi, qui utilisent internet depuis dix ans ou plus, savent en général assez bien se débrouiller avec une URL. Quoi ? il y aurait des gens qui ne savent pas utiliser une URL ? Oui, plein.
Il y a en effet une partie assez importante de la population des utilisateurs quotidiens d’internet qui est incapable d’exploiter réellement une URL. Pour ces gens, les enchaînements de http, de slash, de points, de www ou de pas www sont tout simplement incompréhensibles, trop complexes. Ma génération, comme celle qui la précède, pensait que les jeunes naissant dans un monde connecté, avec un chauffe biberon USB pour nourrice, deviendraient des super-pro des réseaux. En réalité il faut bien se rendre à l’évidence : on en est loin, et on n’en prend même pas la direction.
La volonté de se simplifier la vie, et de masquer la complication aux utilisateurs est un aspect important du développement de nos sociétés. Autrefois, pour accéder à un site web, il fallait connaître son adresse. Maintenant, les moteurs de recherche vous évitent cette peine.
Il y a quelques temps, j’ai eu l’occasion de donner quelques cours de TICE en première année de licence (bac+1 donc). J’ai pu me livrer à quelques expériences qui parlent d’elles-même, jugez plutôt.
La première expérience est absolument navrante : dites à ces chères têtes blondes d’aller sur le site d’une grosse entreprise française comme par exemple TF1 (je ne les aime pas, mais l’exemple est probant). 100% des étudiants qui sont parvenus à ouvrir une fenêtre de navigateur tapent simplement « TF1″ dans le moteur de recherche par défaut. Ensuite, dans la majorité des cas ils attrapent leur souris, et cliquent sur le premier lien dans les résultats de recherche. À aucun moment il ne leur viendra à l’esprit de saisir directement « tf1.fr»  dans la barre d’adresse de leur navigateur. Comme si taper quelque chose dans ce champs était tabou, interdit, sale.
Alors pour les obliger un peu à s’approprier l’URL d’un document, j’ai fait un second test : j’ai envoyé à l’ensemble de mon groupe un email avec une URL suffisamment longue pour être sûr qu’elle soit coupée dans l’affichage de leur webmail. Je les ai ensuite mis au défi d’afficher le document. Le plus rapide a mis une bonne poignée de minutes à afficher pont_1.jpg. Bien qu’ayant déjà revu mes exigences à la baisse j’ai poursuivi l’exercice en leur demandant d’essayer de tirer quelque chose de l’URL fonctionnelle qu’ils avaient reconstituée. Il s’agissait de faire preuve d’un peu de curiosité et de remplacer « pont_1.jpg»  par « pont_2.jpg» . Insurmontable, sauf pour 2 ou 3 étudiants sur 24. C’est pathétique, mais c’est de cela qu’est fait notre monde.
Rien n’encourage les utilisateurs à s’intéresser aux adresses des documents qu’ils téléchargent. Notamment, les navigateurs s’ouvrent presque tous par défaut sur un moteur de recherche. Le Japon est intéressant à cet égard, car il est dans une position privilégiée pour accélérer la disparition des URL au profit des mots clés de recherche. Pour commencer, l’implémentation d’un système mondial de DNS au format international n’est pas encore pour demain, donc l’internaute japonais doit se frotter à des URL écrites en alphabet latin. Si http://www.monsite.com/ a un peu de sens pour nous, pour le nippon moyen c’est bien moins évident. Ensuite, les japonais sont très nombreux à surfer sur des équipements mobiles, en général leur téléphone portable.
www.patpro.net au format QR Si vous avez déjà tenté de taper une URL dans le navigateur d’un téléphone, vous savez à quel point c’est pénible. Il est évident, dans ce contexte, qu’un mot clé tapé dans sa langue maternelle, ou une image Datamatrix ou QR capturée via l’appareil photo de votre téléphone, remplacent avantageusement une URL interminable. Ainsi, au Japon, vous ne voyez plus d’URL sur les publicités, mais uniquement des propositions de mots clés à taper dans votre moteur de recherche par défaut, ou des images codées à scanner avec votre téléphone. Le mot clé est bien plus facile à mémoriser qu’une adresse de site web, et l’image codée peut être photographiée immédiatement par votre téléphone.
Cette évolution va forcément gagner le reste du monde, ne serait-ce qu’à cause des impératifs de la navigation sur téléphone. Pour les abonnés historiques d’AOL ce remplacement des URL par des mots clés a un petit goût de déjà-vu. Quant aux utilisateurs de navigateurs récents comme Safari 4, ils peuvent déjà mesurer la manière dont Apple met les URL en retrait par rapport au contenu, comme sur cette capture d’écran montrant le fonctionnement de la barre d’adresse de Safari/419.3 (2.x) en haut et de Safari/530.17 (4.0) en bas.

capture de la barre d'adresse de safari 2 et de safari 4

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Archéologie informatique 13

L’onduleur que j’ai acheté il y a 6 ans n’aura pas fêté ce dernier anniversaire. Non pas qu’il soit devenu défaillant, il a simplement été victime d’une chute début 2009. Bien sûr vous me direz que ce n’est pas la chute le problème, c’est l’arrêt de la chute…

  • 14/06/2003 : Onduleur MGE Ellipse 500VA USB Merlin Gerin 89,00 €

Je me console en me disant qu’il ne tenait guère plus que 2 ou 3 minutes avec mon G5 (sans l’écran) branché dessus. Je vous mets au défi d’éteindre proprement un Mac dans le noir et sans écran, à 4h du matin quand vous venez d’être réveillé par le bip strident de l’onduleur, en moins de 2 minutes :)

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Victime du Geek

Si vous me lisez, c’est soit que vous êtes ma maman (salut maman _o/) soit que vous êtes un peu geek. Et si vous êtes un peu geek, alors vous aimerez sans doute feuilleter Fashion Geektim, le blog geek-photo-manga-otaku de mes amis Mehdi et Marie. Vous ne pourrez pas le rater, c’est le blog qui a l’icône « rss»  la plus grande du web.
Puis surtout, n’oubliez pas de leur glisser quelques commentaires de temps en temps pour leur dire d’arrêter de me piquer mes titres ou mes sujets de post !
Quoi qu’il en soit, souhaitons longue vie à ce nouveau blog, même si il semble déjà très bien parti.

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Au Japon

Au Japon est un blog consacré au Japon et à la culture japonaise sous toutes ses formes. Kasuteru y aborde ses voyages et ses rencontres culinaires. Il y parle aussi de culture pop nippone (manga, vidéo, musique), de bouquins thématiques, de photo… en sautant allègrement du coq à l’âne.
Si vous aimez le pays du soleil levant, ou que vous êtes simplement curieux, allez élargir votre horizon au Japon !

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Flickr ou pas Flickr…

Depuis deux ans que je pratique la photo, on m’interroge souvent sur l’existence d’un compte Flickr à mon nom. Comme si, finalement, faire de la photo sans avoir « un Flickr»  était impossible ou inconcevable. Quand je réponds par la négative, les gens qui ont de l’à-propos répliquent qu’il est pourtant très intéressant d’avoir un retour sur son travail.
Bien sûr, ils ont raison. À plus forte raison car le désir de plaire, au sens large, est profondément enraciné en moi. Me faire remarquer ou faire réagir les gens avec mes photos flatte nécessairement mon ego. Et pourtant, je ne payerai pas pour poster et partager ma production photographique (combien de p dans cette phrase ?).
La première raison qui me vient à l’esprit, c’est que j’aime tout maîtriser et ne pas être limité. Sur le site de Flickr, on ne maîtrise ni la présentation, ni les formats des images. On est aussi limité par un quota d’utilisation, et il faut payer pour passer en mode « pro»  et pouvoir dépasser certaines de ces limitations. J’ai déjà mon propre serveur, sur lequel je n’ai pas vraiment de limite. Puis soyons cohérent, à quoi bon se payer l’achat et l’hébergement d’une machine, et payer pour mettre ses photos ailleurs ?
Il existe un autre frein, moins perceptible par l’utilisateur lambda, mais tout aussi réèl : la licence d’utilisation. Autant que je puisse dire, la licence de Flickr est correcte. On l’a déjà vu plusieurs fois par le passé, et on le reverra sans doute souvent : des sites communautaires et les sites de service s’amusent parfois à changer discrètement leur licence d’utilisation pour s’approprier tout ou partie du contenu posté par les utilisateurs.
La licence d’utilisation de Flickr, qui est en fait celle de l’ensemble des services Yahoo!, me pose quelques problèmes (article 8) :

Pour ce qui concerne le Contenu que vous stockez, transmettez ou mettez en ligne sur les Services en vue de le rendre accessible à des tiers, vous accordez à Yahoo! et aux sociétés du Groupe Yahoo!, pour le monde, un droit non-exclusif et gratuit d’utilisation permettant à Yahoo! et aux sociétés du Groupe Yahoo! de reproduire, publier et diffuser ce Contenu aux fins de fourniture du Service, de sa promotion et de sa distribution, et ce, sur tout support électromagnétique et par tout moyen de communication électronique, sur les sites du Groupe Yahoo! et sur les sites de partenaires ou de tiers. Ce droit est accordé pour la durée pendant laquelle vous déciderez d’inclure le Contenu sur le Service. Vous garantissez à Yahoo! avoir préalablement obtenu les droits nécessaires à cette exploitation et que le contenu est conforme à la loi et ne porte pas atteinte aux droits de tiers.

Cela soulève la question de la confiance. Finalement, ais-je envie de faire confiance à une entreprise étrangère, dont le but premier est la satisfaction de ses actionnaires, pour gérer au mieux mes intérêts ? La réponse est non.
Pour finir, j’ai un peu de mal avec la notion de communauté. Pour moi, toute communauté un peu formelle génère du communautarisme. En être ou ne pas en être, finalement, la question se résume à cela. D’aucuns diront qu’il est toujours agréable d’en être, l’union fait la force, et tout et tout. J’ai un doute. Si Flickr (ou Facebook, MySpace…) crée une communauté, c’est avant tout pour asseoir une position sur un marché. En réalité votre union fait sa force. Plus vous êtes nombreux à y adhérer, plus il devient incontournable.
Alors bien sûr, cela ne rime à rien d’être seul sur un réseau. Je partage mes photos ici-même et sur Café Salé, une communauté (et oui) relativement petite où la photographie n’est pas la discipline centrale. Je tente ainsi d’obtenir quelques retours sur mon travail. Mais il ne faut pas se faire d’illusion, peut être que Flickr a déjà gagné. Débuter dans la photographie en évitant soigneusement les sites incontournables s’apparente souvent à une traversée du désert. Le prix de la liberté, sans doute.

edit : ajout de l’extrait de licence

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Archéologie informatique 12

Il y a 7 ans, je me payais, rue Montgallet, un petit switch ethernet 10/100 5 ports d’une sous-marque obscure. Au passage, le vendeur m’avait donné une carte ethernet.

  • 08/06/2002 : Switch Netvin 10/100BT 5 ports 46,00 €

Le meilleur dans tout ça, c’est qu’en déballant mon switch, je me suis aperçu que le vendeur s’était trompé en ma faveur : mon nouveau switch avait 8 ports au lieu de 5. Ça n’a malheureusement jamais compensé le bruit de casserole du ventilateur interne.

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