J'ouvre et je clos définitivement la parenthèse iPad. C'est une grosse bouse et le seul commentaire positif qu'on peut faire à son sujet est le suivant :
Pornography
It's simple: You can hold something that weighs 1.5 pounds in one hand.
-- Gizmodo
J'ouvre et je clos définitivement la parenthèse iPad. C'est une grosse bouse et le seul commentaire positif qu'on peut faire à son sujet est le suivant :
Pornography
It's simple: You can hold something that weighs 1.5 pounds in one hand.
-- Gizmodo
Mr. Nobody, c'est le film du mois. Peut être même celui de l'année, même si il peut sembler tout à fait pessimiste, vu que l'année démarre à peine, de s'avancer autant. Fans de 3D-qui-pique-les-yeux passez votre chemin, Jaco Van Dormael (scénariste et réalisateur) nous emmène sur le terrain de la romance fantastique, sur fond de drame et de science fiction. À moins que ce ne soit l'inverse, comment être sûr ?
Comme Van Dormael le dit lui même :
C’est un film sur le doute… mais je peux me tromper
Van Dormael brouille les pistes, tout devient possible. Ainsi, Nemo mène douze vies en parallèle. Le spectateur est baloté de l'une à l'autre à chaque fois que le jeune Nemo explore un de ses futurs possibles. Tout commence sur ce quai de gare, quand il doit faire le choix, douloureusement impossible, entre sa mère et son père.

Malgré quelques métaphores un peu trop appuyées, ce film est une grande réussite, sensible, esthétique, romantique, dramatique. Il est servi par de jolies images et de magnifiques acteurs, ils sont bons, et ils sont beaux.
L'affiche fait la part belle aux rôles des adultes, avec un Jared Leto (Némo) entouré de très belles femmes comme Diane Kruger (Anna) et Linh Dan Pham (Jeanne). Il ne faut pourtant pas oublier Juno Temple, superbe en brune pulpeuse (quel regard !), dans le rôle d'une Anna adolescente, et Toby Regbo, parfait dans le rôle de Némo à 16 ans.
Si on s'arrêtait là, ce ne serait déjà pas mal. Une belle réalisation, esthétique et onirique, un bon scénario, de bons acteurs… Mais ce n'est pas tout : la bande son par exemple est tout à fait à la hauteur et joue un rôle important. Van Dormael a aussi eu l'excellente idée de laisser François Schuiten faire la conception graphique du futur.
Courez voir ce film !
L'othortypographie n'est ni une maladie, ni un animal étrange. C'est un néologisme formé par la contraction des termes "orthographe" et "typographie". Mais c'est surtout un ouvrage sur la typographie, et plus largement sur la langue française écrite. Il se trouve dans la lignée du Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale au sujet duquel j'écrivais quelques lignes ici même à l'été 2009. Jean-Pierre Lacroux, son auteur est vraisemblablement un grand philanthrope, car en ces temps de course au profit et de chasse à la rétribution, il n'hésite pas à partager son ouvrage gratuitement en ligne.
Ainsi, vous pourrez consulter dans votre navigateur (ou télécharger en version PDF) l'ouvrage de Jean-Pierre Lacroux sur le site http://www.orthotypographie.fr. Il est aussi disponible en version papier, pour un prix relativement réduit.
Bien que je n'ai pas encore eu le temps de le lire, je tiens à saluer chaleureusement la démarche. C'est une bien belle invention que Creative Commons.
Quelques billets en arrière, j'ai présenté rapidement Wordle, ce logiciel en ligne qui permet de créer des nuages de mots en fonction de textes ou de listes qu'on lui donne.
L'aspect ludique de la manipulation et celui parfois plaisant des résultats ne doit pas éclipser l'intérêt plus profond de l'algorithme sous-jacent.
Finalement, Wordle prend votre texte, et le résume en créant un nuage composés des mots les plus souvent répétés dans votre prose. Vous pouvez aussi lui fournir une liste de mots et de phrases, chacun étant pondéré par un chiffre représentant l'importance que vous lui attribuez.
Ce processus de résumé, filtrage, et mise en exergue, me rappelle fortement le processus de la rédaction d'un CV. Quand on rédige son curriculum vitæ, on résume une partie de sa vie (souvent professionnelle), on filtre les informations peu significatives en regard de l'annonce à laquelle on répond, et on met en exergue les points importants ou valorisants de son profil.
Je me suis donc demandé si Wordle serait capable de compléter mon CV, ou de le remplacer dans certains cas. Dans le but d'obtenir un nuage de mots qui puisse me résumer sur le plan professionnel, j'ai donc repris le contenu de mon CV et j'en ai extrait les mots clés. Ensuite, je les ai pondérés pour essayer de leur donner une importance proportionnelle non pas à leur fréquence dans le document, mais plutôt à la réalité de mon travail quotidien.
Après une petite dizaine d'essais, tant sur le contenu que pour obtenir une forme qui me plaise, et dont l'agencement des mots ne crée pas de contresens, j'ai obtenu quelques résultats sympathiques. En voici un :

C'est perfectible, mais j'aime vraiment cette idée ! Et vous, que donnez vous à Wordle ?
Il existe de nombreuses possibilités pour sauvegarder et archiver des bases de données, MySQL ou autres. En général, le protocole de sauvegarde dépend largement de l'objectif que l'on s'impose et des moyens dont on dispose.
La rétention des données sur le long terme pose bien sûr des problèmes de format et de support : vais-je pouvoir relire mes sauvegardes dans dix ans ? Elle pose aussi des problèmes de volume : puis-je me permettre d'archiver l'intégralité de mes bases une fois par jour pendant des années ?
Personne n'a de réponses absolues à toutes ces questions, car finalement tout est affaire de compromis. Dans la plupart des cas, j'utilise des scripts qui font un dump de mes bases de données, et qui archivent le résultat avec une rétention, en général, d'une semaine.
Le dump a cela de fantastique que c'est un format texte, il est donc lisible et modifiable par l'homme. Pas besoin de retrouver une version de MySQL compatible pour récupérer le contenu des bases archivées. Néanmoins il peut être assez volumineux suivant les options choisies, et le stockage à long terme peut vite devenir problématique. Dans le cadre de mon travail par exemple, le volume d'un dump pour un jour donné atteint 2,2 Go. Par contre, dans la plupart des bases de données, assez peu de données sont modifiées d'un jour sur l'autre. On pourrait économiser un maximum de place en n'enregistrant que la différence avec la veille. C'est là qu'intervient Subversion (SVN). Cet outil de versioning permet de ne stocker que la différence entre la version originale d'un fichier enregistrée initialement, et les versions ultérieures. Subversion est fourni de base avec Mac OS X, et il est disponible sur de très nombreux systèmes.
Lire le reste de cet article
Wordle est un petit gadget fascinant. Vous lui donnez n'importe quel texte, et il crée un nuage de mots plus ou moins colorés et plus ou moins gros suivant leur fréquence dans le texte.
Comme j'aime les tests grandeur nature, j'ai extrait, nettoyé et formaté le texte des 7466 emails personnels que j'ai écrits entre septembre 2002 et début 2010. Puis j'ai donné le résultat à Wordle, qui se charge lui-même, si on le souhaite, de supprimer automatiquement les mots les plus courants et les moins significatifs (il, je, de, la, ...). Voici donc 7466 messages résumés en un peu plus de cent mots :
Les images créées par Wordle sont régies par la licence creative commons attribution 3.0.
Pour être complet, il faut bien sûr mentionner un script équivalent pour Indesign CS4, disponible chez indiscripts.com. Donc si vous avez la CS4, foncez essayer cette petite merveille. Si comme moi vous avez la CS3, passez votre chemin :(
Le très sympatique urbanbike.com en fait d'ailleurs une revue élogieuse.
Quand on s'essaye à l'utilisation des flashes, il faut rapidement se familiariser avec le concept de vitesse de synchronisation. Je ne vais pas détailler ce concept, mais juste rappeler que si la vitesse d'obturation du boîtier est réglée au delà d'un certain seuil (ie. plus rapide que la vitesse de synchronisation), alors on peut voir apparaître sur une photographie au flash une ou deux bandes noires. C'est le signe que le flash s'est déclenché alors qu'un (ou les deux) rideau de l'obturateur était devant le capteur.
En conservant une vitesse "lente", c'est à dire inférieure à la vitesse de synchronisation nominale du boîtier (indiquée par le constructeur), on s'assure que pendant l'éclair du flash, aucun des deux rideaux de l'obturateur ne sera devant le capteur.
En lisant l'article Know Your Sync sur strobist.com, j'ai eu la confirmation de ce que je soupçonnais déjà : la manière dont on déclenche son flash a un impact sur la vitesse de synchronisation réelle utilisable. Je me suis donc empressé de faire des tests avec le Ranger Quadra et le Canon EOS 40D.
Le 40D a une vitesse de synchronisation théorique de 1/250ème de seconde. Le Ranger Quadra est pilotable par radio (skyport) et par fil (câble synchro). Il est aussi pilotable par flash via une cellule photosensible, mais je n'ai pas souhaité faire ce test.
| 1/250 | 1/320 | 1/400 | |
| Radio | ![]() |
![]() |
|
| Câble | ![]() |
![]() |
La différence de résultat saute aux yeux : si on utilise un câble pour déclencher le flash, on peut augmenter la vitesse d'obturation jusqu'à 1/320ème, alors qu'à la même vitesse, un déclenchement radio fait apparaître une barre noire.
edit : et si vous êtes curieux de savoir comment cela se passe dans le boîtier au moment du déclenchement, voilà un petit film créé image par image qui montre tout.
Mother, et mon genou
D'ailleurs, en parlant de genoux, on a fait plus confortable. Le film ayant une diffusion presque confidentielle, la seule copie lyonnaise est projetée dans un CNP. Je n'ai rien contre les initiatives culturelles, ni contre les passionnés qui nourrissent de leur sang ces petites salles pour les faire vivre. Mais cette fois encore, j'ai mis deux jours à m'en remettre physiquement, avec des douleurs dans les genoux, et, dans une moindre mesure, dans le dos. Si on fait plus d'un mètre cinquante et qu'on a la moindre considération pour les spectateurs assis derrière soi, on ressort des CNP perclus de douleur.