J’ai déjà dit le délice que j’ai eu à lire American Gods de Neil Gaiman. Neverwhere a renouvelé ce plaisir, me prenant presque par surprise. En effet, la lecture de la quatrième de couverture m’avait laissé un goût étrange. D’aucun a lu Le Roi des Rats de China Mieville (tout à fait passable) et Wonderful de David Calvo reconnaîtra dans le pitch de Neverwhere des similitudes troublantes avec les deux bouquins sus-mentionnés. Comment, par exemple, ne pas voir dans les Floatsam et Jetsam de Calvo une parodie volontaire des messieurs Croup et Vandemar de Gaiman ?
Balayons tout cela, Neverwhere est une réussite. C’est un roman, à l’instar d’American Gods, qui regorge d’humour et de personnages archétypaux et décalés. M. Croup et M. Vandemar ont d’ailleurs plus qu’à leur tour torturé mes abdominaux (et sans doute mes voisins) en me faisant rire à des heures indues. La trame du récit est la même quête initiatique du héros malgré lui qui dirige American Gods. Le pauvre mortel plongé jusqu’au cou dans des histoires qui ne le regardent pas fait peut être un peu cliché, mais, servi par Neil Gaiman c’est efficace et cela lui permet d’alimenter son récit avec quelques pincées de nostalgie et de bons sentiments.
Ça se lit vite, et ça laisse un sourire sur la figure.
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