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lundi 21 juillet 2008

À corps ouvert

La Sucrière, lieu d'exposition lyonnais (surtout couru pendant la biennale d'art contemporain), reçoit jusqu'au 3 août 2008 Our Body, À corps ouvert. Cette exposition anatomique présente des corps humains conservés par traitements chimiques et bains de polymères (formol, acétone... que des bonnes choses). Les corps sont répartis (qui a dit "éparpillés" ?) dans six salles. Certains sont entiers, plus ou moins écorchés, et mis en situation : sur un vélo, avec un arc, en joueur d'échec. D'autres sont présents sous la forme de fragments enfermés dans des vitrines thématiques dont certaines rappellent étrangement des vitrines de boucher. Pour finir, certains spécimens sont découpés en tranches, aussi fines que la charcuterie lyonnaise : un à deux centimètres d'épaisseur.

Je passe sur les préoccupations éthiques de base, que beaucoup ont déjà très justement exprimées. En dehors du spectacle, plutôt moyen au demeurant, je remarque surtout l'aspect financier de l'opération. Les promoteurs ont invoqué la nécessité de partager le savoir, de rendre accessible à tout le monde ce que seuls nos cher(e)s étudiant(e)s en médecine touchent du doigt. Blah blah blah. Le battage médiatique surfant sur le sensationnalisme, le tarif dissuasif de cette exposition (15€50), et les 5€ supplémentaires à débourser pour un audioguide : tout concourt à invalider la thèse du partage du savoir.

Pour le tarif d'un couple avec un audioguide (36€) vous avez à portée de bourse un large éventail de bouquins d'anatomie à lire et relire en famille au coin du feu. Et en prime, vous n'encouragerez pas les obscures filières d'approvisionnement en macchabés de l'industrie de spectacle.

lundi 16 juin 2008

Phénomènes, quand hollywood se fout de ma gueule

Inutile d'en faire des tonnes, on comprend dès le titre que le dernier film de Shyamalan ne m'a pas vraiment plu. Tout d'abord, comme la plupart des films de cet auteur-réalisateur, Phénomènes (The Happening) est un film jetable. On le voit une fois, puis c'est fini. Ce n'est pas le genre de film qu'on souhaite avoir dans sa vidéothèque. Ensuite, l'acteur principal a autant de charisme qu'une brique, et son jeu est assez plat. Il doit exceller dans les rôles de sergent. Pour finir, le scénario enchaîne les clichés et les poncifs. Pas assez vite, heureusement, pour qu'on s'ennuie vraiment, mais suffisamment pour qu'on s'en rende compte.
J'ai trouvé particulièrement honteux certains aspects de la mise en scène et du scénario. Notamment, certains dialogues véhiculent une "prudence scientifique" qui rappelle douloureusement ces stickers que les lobbies créationnistes parviennent à imposer dans les livres de biologies américains. On assiste aussi des effets dignes des pires nanars, comme la scène où une lionne mord son gardien au dessus du poignet, et où le bras complet de ce dernier se décroche au dessous de l'épaule sans que le type ne vacille.
Bref, encore un film dans le quel les américains sont martyrisés, encore un film qui agite le spectre du terrorisme (et donc qui lui donne de la force), et encore un film mou. Enlevez les 5 premières minutes, et vous aurez un film complètement raté.

samedi 24 mai 2008

Macbook Pro volé

Mon frère s'est fait cambrioler vendredi 23, à Paris. Les vilains ont mis l'appartement à sac et ont embarqué son MacBook Pro tout neuf. Il y a assez peu d'espoir de remettre la main sur la machine, mais qui ne tente rien n'a rien. Voici donc les spécifications et numéro de série. Si vous le voyez passer, n'hésitez pas à témoigner ici (ou par email).

  • MacBook Pro 15"
  • Intel Core 2 Duo 2.4 GHz
  • 2 Go de RAM
  • 256 Mo de Vram
  • disque de 200 Go, 5400 rpm
  • numéro de série : W8810EZSYJX
  • adresse MAC (ethernet) : 00:1e:c2:1c:e2:42
Faites passer le message !

J'ai bien sûr contacté macbook-fr.com pour que la machine soit inscrite dans la liste de machines volées. Et je vais contacter Apple d'ici lundi.

mercredi 9 avril 2008

Toujours plus de spam

Depuis fin mars, j'ai ajouté au bas de la marge de droite de cette page un compteur de spam. Il affiche en temps réél la quantité de spam de blog que mon système a bloquée depuis que je l'ai mis en place. Presque immédiatement, le nombre de tentatives de spam de commentaires a explosé. C'est à tel point que je réfléchi à une implémentation plus complète du compteur, avec arrière-boutique en sql, sauvegarde du contenu des requêtes POST, etc. En attendant un graph plus sexy, voilà un premier jet sous gnuplot Voici donc un graph un peu plus sexy que du gnuplot :

variations du nombre de tentatives de spam de commentaire par jour

Ce qui porte à sourire dans tout ce gourbi c'est l'acharnement des spammers à cibler les articles qui parlent justement de spam. Sur le total de spam bloqué, 25% des tentatives sont faites sur l'article le spam sur les blogs et les forums, et 20% visent l'article plug-in signal spam pour mail

mardi 7 août 2007

Glossy for the dummies

Le "glossy", brillant et superficiellement attractif in english, est un attribut qui envahi de plus en plus l'univers de l'informatique et de la HIFI. Les fans d'hypermarché et les types du rayon boucherie le savent bien : on n'achète plus un produit mat, c'est impossible. Il faut du reflet, il faut se voir dedans, il faut que ça brille. La télé et la voiture doivent briller, la couverture des cahiers des mômes doit briller, même les pommes doivent briller. Dire que les minettes n'ont de cesse de "matifier" leur teint, quelles cruches !
Bref, pendant que le gogo n'achète que ce qui brille (John Siracusa a su mettre les mots sur cette affliction), l'industriel fait ses comptes. Et l'industriel qui m'intéresse, une fois n'est pas coutume, c'est Apple. En bon capitaliste, Apple nous a donc infligé des écrans "glossy" avec sa première gamme de MacBook, puis avec la seconde gamme de MacBook Pro, fort heureusement avec une option "écran mat" pour ces derniers. Aujourd'hui, Apple récidive avec des iMac 20" et 24" écran brillant. Steve Jobs justifie ce choix par la demande des clients. D'après lui "les clients réclament de l'aluminium et du glossy". Quels clients ? Est ce que l'on parle des clients de supermarché évoqués plus haut, ceux qui utilisent un ordinateur 10 ou 20 minutes par jour, le temps d'envoyer un mail ? Ou est ce que l'on parle des clients qui ont répondu au sondage de Lenovo en votant à 86% contre les écrans brillants ?

Ne nous y trompons pas, Steve Jobs n'est pas un âne, il est d'ailleurs parfaitement hypocrite quand il prétend qu'on lui réclame en masse des écrans brillants. Sur ces écrans, les couleurs paraissent sublimes, plus "vibrantes" blah-blah-blah, mais ce sont de piètres outils de travail. Jobs sait exactement ce qu'il fait quand il met toute son offre grand public en écrans brillants, et laisse son offre professionnelle en écrans mats. Il donne aux pauvres (et aux idiots) ce qu'ils pensent vouloir (un faire-valoir brillant), et aux professionnels ce dont ils ont besoin (un outils de travail). La faille dans ce plan, c'est que l'iMac 24" est une fantastique machine pour de nombreux professionnels, et que toutes les "petites mains" qui vont se retrouver équipées de MacBook ou d'iMac vont lutter avec les fenêtres et les néons de leur bureau pour lire leur écran. Inutile de préciser que ce sont les fenêtres et les néons qui gagnent toujours à la fin. Si il est rassurant de se dire qu'on ne verra pas un 30" Apple brillant avant longtemps, il est bien désolant de voir Apple se fourvoyer dans cette vente forcée de dalles brillantes.
Quoi qu'il en soit, cela tombe à pic. Je cherchais justement une bonne excuse pour acheter un Mac Pro plutôt qu'un iMac 24".

vendredi 29 juin 2007

iNausée

L'iPhone me fait vomir. Le matraquage débilitant que nous font subir tous les technophiles "branchés" me fatigue. Apple n'a même plus vraiment d'effort marketing à fournir, tous les apple-maniaques bénévoles glosent ad nauseam sur la dernière merveille du monde riche. Sur quatre sites Mac anglophones que je suis via rss, j'ai pu recenser 193 articles pour les dix derniers jours, dont 131 (68%) sont consacrés à l'iPhone. Les files d'attente devant les Apple Store américains ont commencé à se former quatre jours avant le jour J, déclenchant l'ire des jaloux qui n'ont pas pu poser de congés pour faire pareil. On nage en plein délire. Certains comparent même ce faire-valoir technologique avec le petit Jésus, et Steve Jobs avec le Père Noël. Le plus triste dans tout ça, c'est qu'on sait exactement comment ça va finir...

dimanche 27 mai 2007

Ça ne casse pas des briques...

Dans la série "ça ne casse pas des briques", tout ce qui est évitable sans que j'ai su l'éviter :

  • Spiderman 3, une daube.
  • Pirates des Caraïbes 3, pareil. Sûrement un rapport avec le chiffre 3.
  • Zodiac, trop long et trop lent, même si c'est plutôt bien joué. Gros déséquilibre entre les scènes violentes et les heures d'ennuis.
  • La BD Felicidad de Mosdi et Froissard, dont le deuxième tome vient de paraître. Le scénario est déficient, le dessin est inégal et manque de lisibilité.
  • Mes photos. Oui, en ce moment, je ne suis bon à rien avec mon appareil photo.

samedi 26 mai 2007

RIP le G5

Et bien voilà, mon G5 perso, ma machine principale, vient de rendre l'âme dans des relents de plastique brûlé. Plus de 2700 euros de matériel rendus inutilisables par un incident électrique inconnu. Ce n'est pourtant pas faute d'avoir un bon onduleur pour le protéger. Heureusement, le disque de sauvegarde est intact. Si vous avez des expériences similaires, n'hésitez pas à laisser vos commentaires !
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