Relia Fanless Industrial PC : fanless oui, industriel pas trop.

Depuis un moment, pour des raisons de silence et surtout d’encombrement, je voulais remplacer mon routeur (une tour ATX avec ventilation relativement silencieuse) par un boitier compact sans ventilateur. Les conditions à remplir étaient les suivantes :

  • ventilation passive,
  • puissance CPU d’actualité, et 64bits
  • 2 ports ethernet, grand minimum,
  • WIFI,
  • port série,
  • 2 emplacements pour disque dur, grand minimum,
  • ne pas coûter un bras.

En cherchant des petits PC fanless “industriels” je suis tombé sur Aleutia, qui propose le modèle Relia. Celui-ci rempli approximativement le cahier des charges. Surtout, les gens chez Aleutia ont bien assuré l’avant-vente, répondant à mes nombreuses questions avec rapidité et précision. Pour la somme pas vraiment négligeable de 848,32 euros j’ai :

  • un mini PC sans ventilateur,
  • Core i3 2.8 GHz,
  • 8 Go de RAM,
  • carte Wifi/Bluetooth avec deux antennes de 30cm,
  • (seulement) 2 ports ethernet,
  • SSD de 64 Go mini-PCIe,
  • 2 emplacements pour disques durs de 2,5″.

Aleutia Reliacrédit photo : Aleutia

Comme l’engin n’a que 2 ports ethernet, il m’a fallu ajouter un mini switch ethernet silencieux (Netgear GS105E) pour 25 euros de plus. J’ai aussi monté dans le boitier 2 disques HGST Travelstar 7K1000 en SATA III, 1To chaque.
Montant total : 1032 euros et 19 cents.

Sur le plan physique, je suis satisfait de mon achat. L’alimentation externe est petite et discrète et le PC est compact, très robuste, d’un beau noir mat. Il est incontestablement d’aspect industriel, à tel point que je ne laisserai pas des gamins jouer avec : en le manipulant on peut se faire mal sur les angles des radiateurs latéraux. Il est livré dans la boite d’origine du fabricant Streacom.

Sur le plan du silence par contre, on repassera. La machine émet une sorte de couinement aigu, d’intensité variable et inversement proportionnelle à la charge CPU. Ce bruit d’origine électronique est désagréable, car il porte loin et que j’y suis sensible. Moralité, pas besoin de ventilateur pour polluer l’ambiance. Par dessus, j’ai rajouté les deux disques qui font, même inactifs, un léger bruit de ventilateur.

À l’intérieur ça se corse. La carte mère est un simple modèle de bureau, la Intel DQ77KB. Et ça, ce n’est pas une bonne nouvelle (même si je le savais avant d’acheter). Pour faire simple, et court, je découvre les joies des “interrupt storms”, des chipsets qui font tout sauf le café, et qui donc ne font pas forcément bien le travail. Je me retrouve aussi face à un BIOS pas très robuste et manquant de souplesse.
Il n’y a que sur une carte mère grand public que le système d’exploitation peut perdre les pédales quand on branche un écran. Là où une carte de serveur aurait une électronique bien mieux cloisonnée, et un simple port VGA bien robuste, on a ici sans doute trop de gadgets sur la même ligne d’IRQ. Au hasard : l’IRQ 16 c’est 6 ports USB3 et USB2, un port Displayport et un port HDMI.
Alors bien sûr, il y a vraisemblablement un bug du côté de FreeBSD, mais avec une carte mère Tyan ou Supermicro, je n’aurais eu aucun problème. Résultat, le port HDMI est totalement inutilisable, sauf en cas d’urgence. C’est une machine headless, donc j’en fais le deuil, mais c’est pénible.
Autre souci, et non des moindres : la carte Wifi vendue avec le Relia est une Intel Centrino Advanced-N 6230. Elle fonctionne, mais elle ne permet pas la création d’un point d’accès (mode hostap). C’est uniquement dans ce but que j’ai besoin d’une carte Wifi. Je dois donc trouver une alternative compatible hostap, qui rentre dans un slot half-mini PCIe. Je cherche encore…
Et pour finir, les câbles SATA fournis par Aleutia ont des prises droites, qui s’avèrent problématiques pour brancher les disques sur les ports SATA III. Heureusement, j’avais des câbles coudés en réserve.

Comme évoqué plus haut, Aleutia a bien assuré la phase d’avant-vente. Par contre, l’après-vente est très décevante. J’ai contacté une fois le support technique : pas de réponse. J’ai donné des info à l’ingénieur avant vente au sujet de la compatibilité de la carte Wifi avec le mode hostap : pas de réponse. En gros, j’ai le sentiment qu’une fois qu’on a payé, on n’est plus trop intéressant pour eux.

Un peu de positif tout de même : j’ai pu installer assez facilement FreeBSD 9.1 sur le SSD, intégralement sur ZFS (même le swap). Les deux disques durs, dont on me reprochera le fait qu’ils ne sont pas très fiables, servent à stocker mes sauvegardes d’autres machines. J’ai donc volontairement choisi un bon rapport volume/prix, la fiabilité est un peu secondaire. Ils sont aussi formatés en ZFS avec un alignement de 4K.
Je constate néanmoins des soucis de performance. Si j’envoie un gros volume de données entre un des disques et le SSD, la charge CPU monte facilement à 15-20, et je peux perdre la main jusqu’à la fin du transfert. La compression gzip que j’utilise sur de nombreux volumes est sans doute en cause.

Le bilan est plus que mitigé. Le Relia remplace un PC bi xeon LV dual core (Sossaman 32 bits), carte mère Tyan, avec 3 ports ethernet et une carte Wifi en access point. Certes il prenait de la place, et était ventilé, mais il avait aussi un port série pour le branchement de ma sonde de température et mon lecteur de iButton. Finalement, je gagne ZFS sur du 64bits, et je multiplie ma RAM par 8, je supprime une tour du salon, mais pour le reste je ne me sens pas gagnant !

Track mpm-itk problems with truss

Some background

I’ve some security needs on a shared hosting web server at work and I’ve ended up installing Apache-mpm-itk in place of my old vanilla Apache server. MPM-ITK is a piece of software (a set of patches in fact) you apply onto Apache source code to change it’s natural behavior.
Out of the box, Apache spawns a handful of children httpd belonging to user www:www or whatever your config is using. Only the parent httpd belongs to root.
Hence, every single httpd must be able to read (and sometimes write) web site files. Now imagine you exploit a vulnerability into a php CMS, successfully injecting a php shell. Now through this php shell, you are www on the server, you can do everything www can, and it’s bad, because you can even hack the other web sites of the server that have no known vulnerability.
With MPM-ITK, Apache spawns a handfull of master processes running as root, and accordingly to your config files, each httpd serving a particular virtual host or directory will switch from root to a user:group of your choice. So, one httpd process currently serving files from web site “foo” cannot access file from web site “bar”: an attacker exploiting a vulnerability of one particular web site won’t be able to hack every other web site on the server.

More background

That’s a world you could dream of. In real world, that’s not so simple. In particular, you’ll start having troubles as soon as you make use of fancy features, especially when you fail to provide a dedicated virtual host per user.
On the shared server we host about 35 vhosts for 250 web sites, and we can’t afford to provide every user with his dedicated vhost. The result is a given virtual host with a default value for the fallback user:group (say www:www), and each web site configured via Directory to use a different dedicated user.

When a client GET a resource (web page, img, css…) it generally keeps the connection opened with the httpd process. And it can happen that a resource linked from a web page sits into another directory, belonging to another user. The httpd process has already switched from root to user1 to serve the web page, it can’t switch to user2 to serve the linked image from user2′s directory. So Apache drops the connection, spawns a new httpd process, switches to user2, and serves the requested resource.
When it happens, you can read things like this into your Apache error log:

[warn] (itkmpm: pid=38130 uid=1002, gid=80) itk_post_perdir_config(): 
initgroups(www, 80): Operation not permitted
[warn] Couldn't set uid/gid/priority, closing connection.

That’s perfectly “legal” behavior, don’t be afraid, unless you read hundreds of new warning every minute.
If you host various web sites, belonging to various users, into the same vhost, you’re likely to see many of these triggered by the /favicon.ico request.

Where it just breaks

When things are getting ugly is the moment a user tries to use one of your available mod_auth* variant to add some user authentication (think .htaccess). Remember, I host many web sites in a single vhost, each one into its own directory with its own user:group.

Suddenly every single visitor trying to access the protected directory or subdirectory is disconnected. Their http client reports something like this:

the server unexpectedly dropped the connection…

and nothing else is available. The error, server-side, is the same initgroups error as above, and it does not help at all. How would you solve this? truss is your friend.

Where I fix it

One thing I love about FreeBSD is the availability of many powerful tools out of the box. When I need to track down a strange software behavior, I feel very comfortable on FreeBSD (it doesn’t mean I’m skilled). truss is one of my favorites, it’s simple, straightforward and powerful.
What you need to use truss is the PID of your target. With Apache + MPM-ITK, processes won’t stay around very long, and you can’t tell which one you will connect to in advance. So the first step is to buy yourself some precious seconds so that you can get the PID of your target before the httpd process dies. Remember, it dies as soon as the .htaccess file is parsed. Being in production, I could not just kill everything and play alone with the server, so I choose another way. I’ve created a php script that would run for few seconds before ending. Server side, I’ve prepared a shell command that would install the .htaccess file I need to test, and start truss while grabbing the PID of my target. On FreeBSD, something like this should do the trick:

cd /path/to/user1/web/site
mv .htaccess_inactive .htaccess && truss -p $(ps auxw|awk '/^user1/ {print $2}')

First http GET request, the .htaccess file is not present, an httpd process switches from root to user1, starts serving the php script. I launch my command server-side: it puts .htaccess in place, gets the PID of my httpd process, and starts truss.
The php script ends and returns its result, client-side I refresh immediately (second GET request), so that I stay on the same httpd process. My client is disconnected as soon as the httpd process has parsed the .htaccess file. At this point, truss should already be dead. I’ve the complete trace of the event. The best is to read the trace backward from the point where httpd process issue an error about changing UID or GID:

01: setgroups(0x3,0x80a8ff000,0x14,0x3,0x566bc0,0x32008) 
    ERR#1 'Operation not permitted'
02: getgid()					 = 80 (0x50)
03: getuid()					 = 8872 (0x22a8)
04: getpid()					 = 52942 (0xcece)
05: gettimeofday({1364591872.453335 },0x0)		 = 0 (0x0)
06: write(2,"[Fri Mar 29 22:17:52 2013] [warn"...,142) = 142 (0x8e)
07: gettimeofday({1364591872.453583 },0x0)		 = 0 (0x0)
08: write(2,"[Fri Mar 29 22:17:52 2013] [warn"...,85) = 85 (0x55)
09: gettimeofday({1364591872.453814 },0x0)		 = 0 (0x0)
10: shutdown(51,SHUT_WR)				 = 0 (0x0)

Line 01 is the one I’m looking for: the httpd process is trying to change groups and fails, line 02 to 05 it’s gathering data for the log entry, line 06 it’s writing the error to the log file. 07 & 08: same deal for the second line of log.

From that point in time, moving up shows that it tried to access an out-of-directory resource, and that resource is an html error page! Of course, it makes sense, and it’s an hard slap on the head (RTFM!).

01: stat("/user/user1/public_html/bench.php",{ 
    mode=-rw-r--r-- ,inode=4121,size=7427,blksize=7680 }) = 0 (0x0)
02: open("/user/user1/public_html/.htaccess",0x100000,00) = 53 (0x35)
03: fstat(53,{ mode=-rw-r--r-- ,inode=4225,size=128,blksize=4096 }) = 0 (0x0)
04: read(53,"AuthType Basic\nAuthName "Admin "...,4096) = 128 (0x80)
05: read(53,0x80a8efd88,4096)			 = 0 (0x0)
06: close(53)					 = 0 (0x0)
07: open("/user/user1/public_html/bench.php/.htaccess",0x100000,00) 
    ERR#20 'Not a directory'
08: getuid()					 = 8872 (0x22a8)
09: getgid()					 = 80 (0x50)
10: stat("/usr/local/www/apache22/error/HTTP_UNAUTHORIZED.html.var",{ 
    mode=-rw-r--r-- ,inode=454787,size=13557,blksize=16384 }) = 0 (0x0)
11: lstat("/usr/local/www/apache22/error/HTTP_UNAUTHORIZED.html.var",{ 
    mode=-rw-r--r-- ,inode=454787,size=13557,blksize=16384 }) = 0 (0x0)
12: getuid()					 = 8872 (0x22a8)
13: setgid(0x50,0x805d43d94,0x64,0x800644767,0x101010101010101,0x808080808080
    8080) = 0 (0x0)

line 13 shows the beginning of setgid process, and 10/11 shows the culprit. Up from here is the regular processing of the .htaccess file.

RTFM

When you use mod_auth* to present visitors with authentication, the server issues an error, and most of the time, this error is sent to the client with a dedicated header, and a dedicated html document (think “404″). When the error is about authentication (error 401), most clients hide the html part, and present the user with an authentication popup.
But the html part is almost always a physical file somewhere in the server directory tree. And it’s this particular file the httpd process was trying to reach, issuing an initgroups command, and dying for not being allowed to switch users.
I’ve found in my Apache config the definition of ErrorDocument:

ErrorDocument 400 /error/HTTP_BAD_REQUEST.html.var
ErrorDocument 401 /error/HTTP_UNAUTHORIZED.html.var
ErrorDocument 403 /error/HTTP_FORBIDDEN.html.var
...

and replaced them all by a file-less equivalent, so Apache won’t have any error file to read and will just send a plain ASCII error body (it saves bandwidth too):

ErrorDocument 400 "400 HTTP_BAD_REQUEST"
ErrorDocument 401 "401 HTTP_UNAUTHORIZED"
ErrorDocument 403 "403 HTTP_FORBIDDEN"
...

I’ve restarted Apache, and authentication from mod_auth* started to work as usual.
Same approach applies to almost any mpm-itk problem when it’s related to a connection loss with Couldn't set uid/gid/priority, closing connection error log. You locate the resource that makes your server fail, and you find a way to fix the issue.

3 mois avec un fitbit One

Depuis trois mois, je transporte un tracker fitbit One, presque en permanence. Ce petit gadget est équipé entre autres de nombreux accéléromètres, d’une batterie, d’une mémoire et d’un peu d’intelligence. Il permet essentiellement de mesurer vos mouvements, qui sont décomposés par le logiciel en pas et extrapolés en kilomètres parcourus, étages montés, calories brûlées, etc.
La nuit il permet aussi de suivre votre sommeil. Le fitbit One est vendu avec un bracelet ressemblant à une bande de tissus dans le quel l’appareil vient se loger. Ainsi vous connaitrez le lendemain le détail de votre agitation nocturne, et vous pourrez aussi vous faire réveiller par son mode vibreur.
fitbit_badgesJe dois bien avouer que ce petit tracker est assez ludique. Le site du fabriquant sert à paramétrer son appareil en lui donnant un nom, en réglant les dates et heures des alarmes, etc. Il permet aussi et surtout d’extraire et de visualiser les données enregistrées au travers d’un dongle bluetooth dédié. Et ces données vous permettent de gagner des badges virtuels récompensant votre dépense énergétique. Malheureusement, quand on mène une vie plutôt sédentaire, l’aspect ludique s’étiole assez vite, à mesure que les badges sont de plus en plus inaccessibles. Avec une moyenne hebdomadaire de 3000 pas, j’ai pu obtenir le badge “20000 pas en une journée” dans un contexte tout à fait particulier. Je n’envisage pas d’occasion qui pourrait me permettre d’atteindre les 25000 pas sur une journée dans les mois qui viennent. L’aspect communautaire de fitbit.com est tout à fait négligeable en ce qui me concerne, même si faire la course aux stats avec pioupioum est toujours marrant. Continue reading

Hors du temps

couverture du dechronologueL’année dernière, quelqu’un de bien m’a recommandé de lire Le Déchronologue, de Stéphane Beauverger. Stupeur, un roman de pirates ! Ce n’est pas tout à fait le genre que je recherche étant en général plus versé dans la science fiction dure. Mais que serait la vie sans prise de risque ? On ne rit pas au fond.
Cet ouvrage a tout de même pas mal de choses pour plaire. La première, et non des moindres, c’est qu’il est écrit en français, par un Français. Quand on lit comme moi des traductions à longueur de temps, et des VO à l’occasion, on sait combien il est jouissif de revenir à de la prose originale et bien écrite dans sa langue maternelle. Et côté écriture, ce roman est un régal !
Second point positif, c’est un livre de pirates. On dira ce qu’on voudra, mais ça alimente l’imaginaire des garçons depuis leur plus tendre enfance. Aussi loin que je me souvienne c’est aussi le tout premier que je lis.
Dernier point, c’est de la science fiction ! RAHHH LOVELY.
Voilà, les sceptiques s’alarment, les puristes s’agitent. Oui, Le Déchronologue est un roman de SF situé dans le monde des pirates du 17ème siècle. C’est un joyeux mélange temporel, un objet improbable, et une histoire bien menée qui vous fera sillonner la mer des Caraïbes et ramper dans la fange après une soirée trop arrosée dans un port franc. Vous pourrirez dans une geôle espagnole, vous trafiquerez avec des boucaniers puants, vous échapperez à la mort, mais pas forcément dans cet ordre.
C’est bien écrit, on s’y croirait. C’est truculent, c’est sale, c’est grossier, et ça sonne toujours juste. L’auteur a poussé la farce jusqu’à mélanger les chapitres. Il est toujours possible bien sûr de les lire dans l’ordre, mais dans ce roman la forme participe du fond, et il serait dommage de rétablir la chronologie linéaire. Car justement… mais vous verrez, je vous laisse le plaisir de la découverte.

To data, or not to data

On me glisse à l’oreille qu’un téléphone malin sans forfait “data” c’est un peu comme un pantalon sans poche : un truc de fille. Ce à quoi je réponds sans ambages et avec les mots d’un autre : j’aime les filles.
Je n’adhère pas au principe de consommation des smartphones qui lave les cervelles à coup de faux illimité vraiment limité, de forfaits à 50 euros qui servent juste à regarder des chats sur youtube, et qui encourage la débauche d’appli au dépend immédiat de la sécurité de l’utilisateur. Globalement, je suis devant ou à proximité d’un ordinateur connecté à internet environ 16 heures par jour, pendant environ 6 heures je dors, il me reste donc 2 heures “loin” d’internet. 2 heures pendant les quelles je me déplace, je mange, je me douche, etc.
Alors à quoi me servirait un forfait data ? Relever mes mails dans le tramway, au lieu de savourer un bon bouquin ? Non merci. A fortiori puisque je m’en passe depuis que ça existe et que je ne suis pas pressé d’ajouter une dépendance à ma liste. J’ai pris le minimum avec mon forfait à zéro euros : l’option data à 1 euro pour 20 Mo de données. Autant dire que ça se consume comme un feu de paille. En désactivant la fonction de consommation data de mon téléphone, je me garde une petite réserve sous le coude pour les urgences, et c’est tout ce dont j’ai besoin.

Quelques jours avec le Nexus 4

IMG_2870 Comme évoqué précédemment, j’ai baissé ma garde, et paf, je me retrouve avec un smartphone Google Nexus 4. Bien sûr, c’est rarement par hasard qu’on met un script shell dans une crontab pour tester toutes les 5 minutes le réassort d’un modèle de téléphone sur le site du distributeur… Je peux difficilement invoquer l’accident.
Je passe sur les spécifications techniques du bazar. Ce qui compte c’est que ce téléphone est mon premier modèle moderne. Mon outil précédent était un Nokia 3100, presque 10 ans d’âge, obtenu à l’époque pour 1 euro avec un forfait d’entrée de gamme, et fonctionnant encore parfaitement. En payant 300 fois plus cher ce Nexus, je sais déjà qu’il ne vivra pas aussi longtemps. La Sainte Obsolescence, tout ça. Mais passons.
La première expérience avec un smart phone est quelque chose de troublant. Un truc auquel on ne pense jamais par exemple, c’est la manière dont le téléphone rétréci en une poignée de jours. Fraîchement reçu et déballé, l’engin me semblait énorme, mal commode, encombrant en comparaison de mon fidèle 3100 qui tient très bien au creux de ma main. Après quelques jours, il n’est plus si gros que ça, il tient un peu mieux en main. Et surtout, plus on l’utilise plus on trouve que l’écran est trop petit.
Question ergonomie, je suis plutôt satisfait par la version d’android fournie. C’est propre, plutôt bien foutu, et même sans manuel utilisateur j’ai trouvé mes repères assez rapidement. J’ai plus de difficultés avec le matériel par contre. Sans coque de plouc pour protéger les télécommandes, le téléphone est assez glissant, très lisse, et le tout-tactile ne laisse aucune indication sous les doigts. Je pense que j’aurai apprécié une fine bande antidérapante sur la tranche Mon téléphone me signale qu’il a une bande légèrement antidérapante sur les côtés, mais je dois bien avouer que ce n’est pas du tout comme ça que je l’imaginais, donc ça ne compte pas.
Étant un peu photographe, je me suis immédiatement intéressé au rendu des couleurs. Le résultat est très décevant, surtout face à mon écran calibré. Les photos sont verdâtres. Par contre, prise sans référence extérieure, l’image reste agréable. Et là, je tiens une vraie valeur ajoutée : maintenant j’ai mon book dans ma poche. C’est assez appréciable quand je veux parler de ce que je fais sans avoir mon site web sous la main. L’appareil photo quant à lui est de piètre qualité, mais je n’ai pas encore mesuré à quel point, ne l’ayant pas testé en extérieur à la lumière du jour. Je dois aussi voir si il est utilisable en conjonction avec mon Ranger Quadra.
Globalement, je suis satisfait, mais pas spécialement emballé. Mon opinion générale sur les smart phones n’a pas vraiment changé (c’est cher, ça ne sert pas à grand chose, et c’est largement sous-dimensionné pour ce à quoi je voudrai l’employer). Pour moi qui n’ai pas de forfait data, les vrais gains sont : le clavier pour les sms, les galeries photos pour avoir mon book dans ma poche et le GPS couplé aux cartes google map enregistrées en local (parce que même le lichen a un meilleur sens de l’orientation que moi).

Pas malin

Voilà, je viens de donner un accès illimité à mes données personnelles, mes contacts, mes photos, mes sms, mon historique de navigation, et j’en passe, à une entreprise américaine qui n’a pas grand respect pour la vie privée et dont les pratiques me répugnent presque autant que celles de Facebook. Je suis géolocalisable une bonne partie du temps, j’ai autorisé des logiciels à accéder et modifier mes données de manière non documentée. J’ai mis pas mal d’argent dans un appareil moderne qui consomme tellement qu’il a autant d’autonomie qu’un modèle de 10 ans d’âge avec sa batterie d’origine, en prime je tue des ours polaires parce qu’il n’est pas démontable (sans doute pas réparable) et que la batterie n’est pas remplaçable par l’utilisateur. Il n’est pas extensible et sera sans doute périmé dans moins de 3 ans. Son client mail par défaut ne sait pas faire de l’authentification CRAM-MD5, et bien sûr je ne peux rien synchroniser directement à partir de mon ordinateur, tout doit être stocké sur et transféré via des serveurs américains.
Bref, j’ai un Google Nexus 4.