Dialogues avec Martin Parr

Si vous êtes dans la région de Lyon le jeudi 13 septembre, que votre aprés-midi est libre, et que vous aimez la photographie, vous ne pouvez sous aucun prétexte rater la rencontre organisée par l’ENS, en partenariat avec la Bibliothèque municipale de Lyon.
La manifestation s’intitule Dialogues avec Martin Parr et se déroule amphithéâtre Descartes à l’ENS. Elle complète l’exposition “Life’s a Beach” organisée par la BM de Lyon dans le cadre des Rencontres Lyon, Septembre de la photographie.

Bénis soient les RTT.

Espagne. Majorque. Magaluf.
Bain de soleil et lecture sur la plage. 2003
© Martin Parr / Magnum Photos

Les lieux de l’État

C’est avec un (presque) inexcusable retard que je tiens à vous présenter l’initiative picturo-littéraire de David Desaleux : un ouvrage tout en couleurs sur les lieux de l’État. Je ne me risquerai pas à résumer un livre que je n’ai pas encore eu entre les mains, le mieux est encore de lire ce que les auteurs en disent.
Et au passage, vous pourrez même participer à la souscription : État des lieux, les lieux de l’État.

(En vrai, j’avais une excuse : je me suis retrouvé noyé dans mon dossier de concours IGR. Comme on parle d’État et de fonctionnaires…)

Exposition James Nachtwey

James Nachtwey est exposé jusqu’au 15 janvier 2011 à la bibliothèque de la Part-Dieu, à Lyon. Précipitez-vous là bas, c’est la claque assurée. Néanmoins, c’est du photo-reportage de guerre, de famine, etc., donc laissez enfants et âmes sensibles au rayon “jeunesse” de la bibliothèque, la collection de photos présentée n’est vraiment pas tout public.
Et c’est gratuit bien sûr, comme toutes les expositions dans les bibliothèques municipales de Lyon.

(c) James Nachtwey
photo : Ramallah, Cisjordanie, 2000. Un palestinien lançant des cocktails Molotov aux troupes de l’armée israélienne. Photographie James Nachtwey © Agence VII Photo

Wordle, l’hyper-résumé artistique

Wordle est un petit gadget fascinant. Vous lui donnez n’importe quel texte, et il crée un nuage de mots plus ou moins colorés et plus ou moins gros suivant leur fréquence dans le texte.
Comme j’aime les tests grandeur nature, j’ai extrait, nettoyé et formaté le texte des 7466 emails personnels que j’ai écrits entre septembre 2002 et début 2010. Puis j’ai donné le résultat à Wordle, qui se charge lui-même, si on le souhaite, de supprimer automatiquement les mots les plus courants et les moins significatifs (il, je, de, la, …). Voici donc 7466 messages résumés en un peu plus de cent mots :

wordle-email-580

Les images créées par Wordle sont régies par la licence creative commons attribution 3.0.

Pour être complet, il faut bien sûr mentionner un script équivalent pour Indesign CS4, disponible chez indiscripts.com. Donc si vous avez la CS4, foncez essayer cette petite merveille. Si comme moi vous avez la CS3, passez votre chemin :(
Le très sympatique urbanbike.com en fait d’ailleurs une revue élogieuse.

Un peu de poésie dans ce monde de brutes

Je n’aime pas vraiment le principe qui consiste à “bloguer” n’importe quoi en postant simplement un lien vers une page web quelque part. Je vais pourtant le faire ici et maintenant, sous vos yeux.
En effet, je ne résiste pas au petit plaisir de vous faire partager le poème de Laurent S., contributeur émérite de la liste de discussion AppleScript Francophone.

Trouvez l’alexandrin, clickez donc sur ce lien

Art contemporain et Art jetable

biennale 2009 La biennale d’art contemporain de Lyon est-elle devenue la biennale du déchet ? Il serait inapproprié de mettre tous les artistes exposés à cette manifestation dans le même sac. Néanmoins, il m’a bien semblé que le niveau général de la sélection a baissé. Je trouve notamment que cette année la part faite aux supports électroniques est trop importante. N’en déplaise aux artistes et aux conservateurs, ça me gonfle vraiment toutes ces vidéos qui n’apportent rien, sinon une nuisance sonore. Si le but est de stigmatiser les déviances de notre époque alors c’est réussit : c’est encore plus pénible qu’une grande chaîne de télé en première partie de soirée. On a vraiment l’impression d’y être, puisqu’on a même le droit à des séquences en 4/3 diffusées en 16/9ème. Le top du “j’ai de la merde dans les yeux“.
Au moins on peut se consoler en ce disant qu’il en restera peut être quelque chose de lisible, dans 10 ou 20 ans (à condition de penser à garder un lecteur DVD bien emballé à la cave). Les œuvres à base de Google maps ou de twitter ne peuvent pas en dire autant. Avec un peu de chance, Twitter va fermer dans 2 ans et l’API Google maps changera radicalement dans 6 mois.

Erwin Olaf

Quand je regarde le travail d’un photographe que j’apprécie, je me dis que j’aimerai faire aussi bien, faire le même genre de choses, sans plus. Ou alors, sur une masse de clichés, je n’en aime réellement qu’une poignée. Voici une exception.
Erwin Olaf est un recueil grand format des séries Hope, Rain, Grief et Fall du photographe éponyme. Au fil de ses mises en scène magnifiques, Olaf nous raconte une histoire, véritable roman-photo sans parole. Les vidéos correspondant à chaque série sont d’ailleurs sur le DVD livré avec le recueil.
Je ne peux pas en dire plus, ça se déguste avec les yeux, ça se resent. Quand vous passerez dans une bonne librairie, prenez quelques minutes pour le feuilleter !

Erwin Olaf BARBARA
Barbara – Série Grief – © Erwin Olaf

Erwin Olaf, aux éditions Har/Cdr, collection Aperture. ISBN 978-1597110617

777

777_logoJ’ai découvert vendredi dernier, à Paris, une exposition intéressante : 777, à l’Espace des arts Sans Frontières. Elle regroupe pour sept jours, sept jeunes artistes coréennes autour de thèmes comme l’introspection, la gestion de l’intimité pour les jeunes en milieu urbain ou la définition de la femme. Le programme est vaste, et les média sont variés : photographie, vidéo, peinture, installation, performance, dessin, découpage, et préservatifs gonflés à l’hélium.
Ikjung Cho, Yeonyeon Jung, Misung Kwak, Jina Lee, Christine Jihyun Park, Jisun Park, et Sue Park étaient présentes ce vendredi, aussi belles que des gravures de mode, transformant le vernissage de leur exposition en concours d’élégance.
Dépêchez-vous, cela se termine le 30 juillet !

Sue Park à sa table à dessin
Sue Park à sa table à dessin