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To data, or not to data
On me glisse à l’oreille qu’un téléphone malin sans forfait “data” c’est un peu comme un pantalon sans poche : un truc de fille. Ce à quoi je réponds sans ambages et avec les mots d’un autre : j’aime les filles.
Je n’adhère pas au principe de consommation des smartphones qui lave les cervelles à coup de faux illimité vraiment limité, de forfaits à 50 euros qui servent juste à regarder des chats sur youtube, et qui encourage la débauche d’appli au dépend immédiat de la sécurité de l’utilisateur. Globalement, je suis devant ou à proximité d’un ordinateur connecté à internet environ 16 heures par jour, pendant environ 6 heures je dors, il me reste donc 2 heures “loin” d’internet. 2 heures pendant les quelles je me déplace, je mange, je me douche, etc.
Alors à quoi me servirait un forfait data ? Relever mes mails dans le tramway, au lieu de savourer un bon bouquin ? Non merci. A fortiori puisque je m’en passe depuis que ça existe et que je ne suis pas pressé d’ajouter une dépendance à ma liste. J’ai pris le minimum avec mon forfait à zéro euros : l’option data à 1 euro pour 20 Mo de données. Autant dire que ça se consume comme un feu de paille. En désactivant la fonction de consommation data de mon téléphone, je me garde une petite réserve sous le coude pour les urgences, et c’est tout ce dont j’ai besoin.
Pas malin
Voilà, je viens de donner un accès illimité à mes données personnelles, mes contacts, mes photos, mes sms, mon historique de navigation, et j’en passe, à une entreprise américaine qui n’a pas grand respect pour la vie privée et dont les pratiques me répugnent presque autant que celles de Facebook. Je suis géolocalisable une bonne partie du temps, j’ai autorisé des logiciels à accéder et modifier mes données de manière non documentée. J’ai mis pas mal d’argent dans un appareil moderne qui consomme tellement qu’il a autant d’autonomie qu’un modèle de 10 ans d’âge avec sa batterie d’origine, en prime je tue des ours polaires parce qu’il n’est pas démontable (sans doute pas réparable) et que la batterie n’est pas remplaçable par l’utilisateur. Il n’est pas extensible et sera sans doute périmé dans moins de 3 ans. Son client mail par défaut ne sait pas faire de l’authentification CRAM-MD5, et bien sûr je ne peux rien synchroniser directement à partir de mon ordinateur, tout doit être stocké sur et transféré via des serveurs américains.
Bref, j’ai un Google Nexus 4.
Bonjour vie privée
Je pourrais me lancer dans une grande dissertation sur la manière de protéger sa vie privée sur internet, et sur tous les mômes qui s’en foutent aujourd’hui, et pleureront demain. Mais comme rien n’est plus pédagogique qu’une démonstration, surtout avec une fille à poil, en voici une.
Vous connaissez presque tous, j’en suis sûr, le site bonjourmadame.fr. Pour les autres, sachez jusque que ce site présente une fois par jour une photographie de jeune femme sexy (comprendre nue), les contributeurs (et/ou l’administrateur) n’hésitant pas à supprimer la signature du photographe, et à convertir de temps en temps le résultat en noir et blanc parce que ça donne une caution artistique.
Parfois, un fan du concept un peu zélé va poster une photo de sa copine. C’est déjà un peu limite car rien ne dit si la copine est d’accord, ou même si les gens qui pilotent le site s’en soucient. Mais le fan est prudent, il ne veut pas qu’on reconnaisse sa copine, alors il lui coupe la tête dans un recadrage un peu barbare. Le bougre croit qu’il est bordé, que plus rien ne peut lui être reproché. Ce qu’oublie notre bonhomme c’est que la protection de la vie privée ça ne se fait pas par dessus la jambe, et qu’un coup de ciseaux dans une photo ou tout autre type de document ne suffit pas toujours.
Ainsi, certains logiciels conservent dans les méta données du fichier un aperçu de l’image d’origine. Moi je trouve ça particulièrement marrant, mais la copine sûrement moins.

Sur la capture ci-dessus, j’ai bien sûr flouté la jeune fille. Bonjour vie privée !
edit du 2 février 2013 : il a récidivé avec la même jeune et pulpeuse demoiselle. Cette fois en nu intégral.
L4D2: hit a key to stop team kill
L4D2 is a very nice game: loads of zombies and weapons in coop or versus challenges, nice maps… But with every popular game around, one day or another you’ll find yourself playing with assholes. This kind of players that join your game in the middle of a map, shoot everybody, kill themselves, and leave, forcing you to replay the map. Of course it’s always in expert mode, the harder one, and you can’t do anything because it’s so fast to kill your character when playing expert. It happened to me 3 or 4 times in just 2 days, always in expert mode of course. So I designed a key binding that helps stoping “team kill”, giving you some time to ban and/or kick the killer without ruining the game.
It requires a server running Source Mod, and that you have the authorization to send sm_cvar commands to this server.
Locate your autoexec.cfg file somewhere in left 4 dead 2/left4dead2/cfg/, or create one if it does not exist yet. Open it in your favorite text editor, and paste the following code:
bind "o" "sm_cvar mp_friendlyfire 1;wait;sm_cvar survivor_friendly_fire_factor_expert 0.5;wait;sm_cvar survivor_friendly_fire_factor_hard 0.3;wait;sm_cvar survivor_friendly_fire_factor_normal 0.1" bind "p" "sm_cvar mp_friendlyfire 0;wait;sm_cvar survivor_friendly_fire_factor_expert 0;wait;sm_cvar survivor_friendly_fire_factor_hard 0;wait;sm_cvar survivor_friendly_fire_factor_normal 0"
Change “o” and “p” by the letters you want to use. In this example, pressing “p” key will turn off every friendly fire damages, the “o” key will turn them back on.
When a team killer joins your game and starts shooting your teammates (and you), you might be fast enough to press the “p” key, rendering the killer mostly harmless, before he makes too much damages. Feel free to ban/kick the f*cker.
Enjoy.
Loi informatique et libertés : fail.
Il est de notoriété publique que les opérateurs de téléphonie mobile accumulent tout un tas de données personnelles sur leurs clients. Notamment, les dates et heures de synchronisation à leur réseau d’antennes, ce qui permet sans grand effort d’obtenir une géolocalisation de votre téléphone en fonction du temps, même un an après.
Toutes ces données sont normalement accessibles à l’abonné, en vertu de la loi dite “Informatique et Libertés” (loi n°78-17 du 06 janvier 1978). J’ai donc décidé de demander à mon opérateur (Bouygues Télécom) l’intégralité des données relatives à mon abonnement. Je me suis fendu pour l’occasion d’une missive papier dont voici le contenu censuré :
24 janvier 2012
Monsieur,
Je suis client Bouygues Télécom depuis plus de 7 années. Mes coordonnées sont :
Patrick Proniewski
13 rue XXXXXX 6900X LyonNuméro : 06 67 XX XX XX
Numéro client, tel qu’indiqué sur ma facture : 1.78XXXXX
Numéro de série de portable : 3543XXXXXXXXXXXConformément à la loi “Informatique et Libertés” n°78-17 du 06 janvier 1978, je souhaite que vous me fassiez parvenir l’intégralité des données correspondant à mon abonnement, à ma carte SIM, à mon téléphone. Notamment, mais pas uniquement, toutes les données en votre possession concernant les communications, et les synchronisations de mon portable avec le réseau d’antennes (données de géolocalisation notamment), sur l’intégralité de la durée de mon abonnement.
Les données devront être lisibles sans logiciel spécifique (export texte ou pdf, format csv ou tabulé…)
Sincère salutations,
Patrick Proniewski
Puis j’ai attendu. Longtemps. Jusqu’au 15 juin 2012 en fait, jour où j’ai reçu contre signature une grande enveloppe, très fine. La lettre d’accompagnement disait précisément ceci :
Objet: Exercice du droit d’accès (1)
Lettre recommandée avec AR
Monsieur,
Pour faire suite à votre courrier, veuillez trouver ci-joint la liste des informations à caractère personnel que Bouygues Telecom détient sur votre compte client.
Nous vous informons que cette présente liste des données est établie selon les délais de conservation notifiés à la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (CNIL).
vous souhaitant bonne réception de la présente.
Veuillez agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
Service Inforntatique et Libertés
Direction des Systèmes d’Information(1) Les données nécessaires au traitement des courriers reçus par le service Informatique et Libertés sont enregistrées dans un fichier informatisé à son usage exclusif pour l’accomplissement de ses missions. Vous pouvez exercer votre droit d’accès aux données vous concernant et les faire rectifier en vous adressant au service Informatique et Libertés – Bouygues Telecom – 13-15 Avenue du Maréchal juin – 92366 Meudon La Forêt Cedex
On notera avec amusement que le service informatique et libertés de Bouygues a introduit une close récursive dans sa réponse. En matière de liste des données personnelles, c’est par contre beaucoup moins drôle, puisque cela se limite à une page et demi de rien, de non-sens, dont je livre la plus grosse partie ci-dessous :

La seconde page ne contient que 4 lignes de tableau, reprenant exactement les 2 dernières lignes de la première page, seule la date change. Autant dire, je n’ai rien, et cet accès à mes données personnelles est juste un coup d’épée dans l’eau.
Peut être mon opérateur actuel sera-t-il un peu plus bavard ?
Activer le partage d’écran sur un Mac, à distance
Parfois, on est bêtement coincé par un tout petit problème. Mon dernier problème en date était de pouvoir interagir avec une application graphique, sur un Mac à plusieurs kilomètres de distance. Et bien sûr, je n’avais pas activé au préalable le partage d’écran sur cette machine. Rassurez-vous, ça se fini bien, et ça se règle en quelques secondes. Voici comment faire pour un Mac en 10.5 ou 10.6 :
- Connectez-vous à la machine en SSH, via un compte admin (ben oui, il y a quand même quelques pré-requis)
- Tapez les commandes suivantes :
sudo -spuisecho "enabled">/etc/ScreenSharing.launchd
C’est fini. Le partage d’écran est activé sur ce Mac.
Sauvegarde : ceinture et bretelles
Les recommandations sur le thème des sauvegardes foisonnent sur internet et dans la presse informatique. Chacun y vante sa méthode, ses logiciels, etc. Pour ne pas être en reste, et parce que je pense que la manière dont je procède à mes sauvegardes personnelles est intéressante, je vais présenter ci-dessous les quelques principes sur les quels je m’appuie. Continue reading