Trois voyages à Tokyo

Affiche de Tokyo!J'aime les cours métrages. C'est bien les courts métrages. On n'a pas trop le temps de s'ennuyer même si c'est mauvais, et il y en a toujours plusieurs qui se suivent.
En plus, quand on apprécie les auteurs ou réalisateurs, c'est encore mieux. Pour finir, c'est carrément l'apothéose si on est embalé par la thématique.
C'est donc dans un état d'esprit particulièrement nippophile, cinéphile, et enthousiaste que j'ai vu Tokyo!, un ensemble de trois courts métrages de, respectivement et dans l'ordre d'apparition, Michel Gondry, Leos Carax et Joon-ho Bong.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que je n'ai pas été déçu ! Interior Design est une belle tranche de vie japonaise, transformée par les yeux de Gondry en fable fantastique. C'est surprenant et c'est bon. C'est du Gondry comme on l'aime.
Le Merde de Carax joue dans un tout autre registre sur la provocation et le crasseux. Carax a beau placer dès qu'il le peut une jolie fille dans le cadre, cela ne suffit pas à sauver la seconde moitié de son film de la lourdeur et de la longueur. La première moitié et la toute fin restent cependant appréciables.
Joon-ho Bong clos cette trilogie tokyoïte par une belle histoire poétique : Shaking Tokyo. L'auteur-réalisateur de The Host, et de Memories of Murder nous livre ici une courte romance atypique, reposante, et introspective. Pour ne rien gâcher, le directeur de la photographie a fait un très bon travail, et les belles images sont au rendez-vous. Pour un peu, le joli minois de Yû Aoi nous ferait oublier sa maigreur.

Courrez le(s) voir, vous n'avez plus d'excuse.

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