Pour en finir avec Dieu

Voilà, c'est le 4ème livre que j'abandonne avant la fin (sans compter l'annuaire). Je suis pourtant du genre persévérant dans mes lectures. Je n'aime vraiment pas abandonner en cours de route, mais trop c'est trop. En trois mots comme en cent, Dawkins est saoulant. Impossible de me faire à son style, à sa prose logorrhéique. J'affectionne particulièrement l'esprit de synthèse et les phrases lapidaires. Je me souviens d'ailleurs avoir été souvent trop synthétique pendant mes études, ce qui m'aura valu quelques points en moins sur des copies de biologie fort bonnes par ailleurs (comme il se vante). Dawkins est biologiste justement, pas médecin homéopathe. Quel besoin a-t-il de diluer sa prose jusqu'à perdre presque toute trace du principe actif ? Tout ce verbiage, toutes ces répétitions, toutes ces convolutions, toutes ces micro-étapes pour arriver à poser laborieusement un argument. Quelle énergie dépensée ! La substance de l'ouvrage, avec un peu de discours pour l'emballage, doit pouvoir tenir en 10 ou 20 pages, 30 si on rajoute quelques exemples croustillants. En tout cas, pas 432. C'est dommage, car par ailleurs on trouve ça et là des petites bulles d'informations intéressantes. Je suis donc intellectuellement frustré de ne pas pouvoir aller au bout de ce livre. Peut être aurais-je du le lire en anglais, la (petite) barrière de la langue aurait contribué à rendre cette lecture plus intéressante. Peut être aussi aurait-il fallu que je ne sois pas aussi profondément athée, qu'il reste un peu de doute en moi. Dawkins a prêché un converti…

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