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Rotation des clés DKIM

La signature des emails par clé DKIM est une composante importante d'un système de messagerie sain et bien géré. Comme tout système cryptographique fonctionnant sur la base d'un couple clé publique / clé privée, il est nécessaire de renouveler les jeux de clés régulièrement.
En effet, plus longtemps une même clé est utilisée, plus elle a de chance d'être cassée. De la même manière, plus elle est petite, plus elle sera facilement cassée.
Comme toujours, avec la correspondance par email, rien n'est instantané. Contrairement à un serveur web par exemple qui pourrait changer de certificat SSL en quelques minutes et faire immédiatement disparaître l'ancien de la circulation, les clés DKIM doivent changer selon un roulement tuilé : quand la nouvelle clé remplace l'ancienne, cette dernière doit rester disponible encore quelques temps pour permettre la validation des signatures présentes dans des messages encore en cours de livraison.
Ainsi, le besoin de faire tourner régulièrement les clés DKIM tout en garantissant un tuilage, ajouté à la complexité (relative) d'une architecture mixte à base de serveur DNS, serveur de mail, logiciel de signature DKIM, rendent nécessaire la mise en place d'une procédure claire, fiable et automatique.

Évolution de l'utilisation de DKIM mesurée au niveau de l'antispam en entrée de mon serveur de mails

Évolution de l'utilisation de DKIM mesurée au niveau de l'antispam en entrée de mon serveur de mails, entre fin 2005 et début 2015

Pour mes propres besoins, j'ai conçu un script shell utilisable pour faire tourner les clés d'un domaine donné. Ce script s'appuie sur un serveur Bind local : la modification des zones DNS se fait par modification directe des fichiers. Il utilise l'implémentation DKIM de OpenDKIM.
Il serait tout à fait possible de concevoir un script qui utilise un serveur DNS distant ou local via la commande nsupdate(8), mais cette approche laisse la main totalement à Bind pour l'écriture des fichiers de zones. Il fait alors disparaître tous les commentaires, il change l'ordre des enregistrements, etc. Ce n'était pas souhaitable pour moi qui stocke des informations en commentaire dans mes fichiers de zones.

Prérequis pour utiliser ce script

- Être root sur le serveur ;
- Disposer d'un serveur DNS Bind, ou compatible (c'est OpenDKIM qui écrit les enregistrements DNS), maître pour les zones concernées par la rotation de clés ;
- Disposer sur la même machine d'une installation OpenDKIM fonctionnelle ;
- Avoir une version de sed qui supporte l'option -i (in place).

Comportement

Le premier argument obligatoire du script est l'action : renouvellement ("new") ou nettoyage ("clean"). Le second argument obligatoire est le domaine cible et le troisième argument (facultatif) est la longueur des nouvelles clés.
Pour l'action "new" et un domaine donné, le script renouvelle l'ensemble des clés DKIM. Par défaut, il génère des clés de la même longueur que celles qu'il remplace, et les sélecteurs sont nommés en `date "+%Y%m"` suivi d'un tiret et des 8 premiers caractères retournés par la commande uuidgen(1). Si une longueur de clé est imposée en argument, l'ensemble des clés du domaine utilisera cette nouvelle valeur. Pour l'action "clean" et un domaine donné, le script vidange les anciennes clés.
Pour assurer un tuilage d'une semaine par exemple, il faut donc le jour J lancer le script avec "new", et à J+7 lancer le script avec "clean" sur le même domaine. Ainsi, avant le jour J, la clé N est utilisée pour signer les messages. À partir du jour J, la clé N+1 est utilisée pour signer les messages, mais la clé N est encore disponible pour vérifier de vieux messages qui seraient encore en circulation. À partir de J+7, l'ancienne clé N disparaît.

Syntaxe des fichiers de zone DNS

Deux contraintes ici :
- Le numéro de série de la zone doit être seul sur sa ligne et suivi du commentaire " ; Serial" pour que le script puisse facilement le localiser et l'incrémenter.
- Les enregistrements DNS des clés DKIM doivent être en inclusion dans le fichier de la zone et résider respectivement dans le fichier dkim-active.${DOMAIN} pour les clés actives et dans le fichier dkim-retired.${DOMAIN} pour les clés inactives. Cela donne pour le fichier de zone patpro.net :

...
$INCLUDE "/etc/namedb/master/dkim-active.patpro.net"
$INCLUDE "/etc/namedb/master/dkim-retired.patpro.net"
...

Ainsi, le script peut très facilement déplacer les clés actives vers le fichier dkim-retired quand de nouvelles clés sont fabriquées et intégrées à dkim-active.

OpenDKIM

Les clés doivent être rangées par domaine, dans des répertoires qui portent le nom du domaine. Cela donne chez moi :

opendkim/patpro.net/201501-62e79011.private
opendkim/patpro.net/201501-62e79011.txt
opendkim/patpro.net/201501-82a3edc5.private
opendkim/patpro.net/201501-82a3edc5.txt
opendkim/proniewski.net/201502-e47af46c.private
opendkim/proniewski.net/201502-e47af46c.txt

Les clés utilisées doivent être référencées dans un fichier KeyTable unique que le script analyse pour retrouver les sélecteurs à remplacer, et réécrit avec les nouveaux sélecteurs.

Utilisation

crontab pour renouvellement automatique mensuel :

0 0 1 * *    /usr/local/sbin/rotate-dkim.sh new patpro.net
0 0 8 * *    /usr/local/sbin/rotate-dkim.sh clean patpro.net

ligne de commande pour changer la taille des clés d'un domaine :

rotate-dkim.sh new proniewski.net 2048

Corpus Scripti

#!/usr/local/bin/bash
# rotate DKIM keys
PATH=/usr/local/sbin:/usr/local/bin:/sbin:/bin:/usr/sbin:/usr/bin
# settings
ACTION=${1}
DOMAIN=${2}
NBITS=${3}; NBITS=$(( $NBITS+0 )) # force number
CHROOT=/var/db/opendkim
GENKEY=/usr/local/sbin/opendkim-genkey
KeyTable=/usr/local/etc/opendkim/KeyTable
ZONEROOT=/etc/namedb/master
USERGROUP=root:opendkim
ARCHIVE=/tmp/
MAXKEY=4096
MINKEY=512

onerror() {
case "$1" in
	"args")
		echo "usage: $(basename $0) new|clean domain.name [bits]"; exit 1
		;;
	"chroot")
		echo "\$CHROOT must exist and be a directory"; exit 1
		;;
	"genkey")
		echo "opendkim-genkey not found or not executable"; exit 1
		;;
	"ktable")
		echo "KeyTable not found"; exit 1
		;;
	"zoneroot")
		echo "\$ZONEROOT must exist and be a directory"; exit 1
		;;
	"usergroup")
		echo "User and group must exist"; exit 1
		;;
	"archive")
		echo "\$ARCHIVE must exist and be a directory"; exit 1
		;;
	"nbits")
		echo "Bits length must be greater than $MINKEY, and should not be greater than $MAXKEY"; exit 1
		;;
esac
}

# Checks
[ $# -ge 2 ] || onerror "args"
[ ${ACTION} = "new" -o ${ACTION} = "clean" ] || onerror "args"
[ -d ${CHROOT} ] || onerror "chroot"
[ -d ${ZONEROOT} ] || onerror "zoneroot"
[ -d ${ARCHIVE} ] || onerror "archive"
[ -x ${GENKEY} ] || onerror "genkey"
[ -f ${KeyTable} ] || onerror "ktable"
pw usershow ${USERGROUP/:*/} >/dev/null 2>&1 || onerror "usergroup"
pw groupshow ${USERGROUP/*:/} >/dev/null 2>&1 || onerror "usergroup"
if [ $NBITS -ne 0 ]; then
	[ $NBITS -gt $MINKEY ] || onerror "nbits"
	[ $NBITS -le $MAXKEY ] || onerror "nbits"
fi


archive() {
	echo "Putting away files for old DKIM selector ${1}"
	mv -v ${CHROOT}/${DOMAIN}/${1}.* ${ARCHIVE}
}

if [ ${ACTION} = "new" ]; then
	# Keytable: update SELECTOR
	# structure: 
	# arbitrary-name signing-domain:selector:keypath
	# for each line matching DOMAIN: 
	# - get SELECTOR. 
	# - key path derived from CHROOT/SELECTOR

	# get SELECTOR for DOMAIN:
	SELECTORLIST=( $(awk '/^[^#].* '${DOMAIN}':/ {split($2,a,":"); print a[2]}' ${KeyTable}) )

	# for each SELECTOR we must:
	# - destroy/archive private key 
	# - create a new SELECTOR + key + DNS
	# - rewrite KeyTable
	echo ""
	echo "Selector list for domain $DOMAIN has ${#SELECTORLIST[*]} member-s, lets renew each one:"
	for OLDSELECTOR in ${SELECTORLIST[@]}; do
		if [ $NBITS -ne 0 ]; then
			echo "Bits length set on command line to ${NBITS}, overriding current private key bits length"
			BITS=${NBITS}
		else
			echo -n "Get bits length for private key ${OLDSELECTOR}.private: "
			BITS=$(openssl rsa -in ${CHROOT}/${DOMAIN}/${OLDSELECTOR}.private -text -noout | awk '/Private-Key/ {gsub(/[^0-9]/,"",$2); print $2}')
			echo "$BITS"
		fi		
		echo -n "Create new selector: "
		UUID=$(uuidgen)
		SELECTOR="$(date "+%Y%m")-${UUID/-*/}"
		echo "${SELECTOR}"
		echo "Create new private key with ${SELECTOR}:"
		${GENKEY} -v -b ${BITS} -d ${DOMAIN} -D ${CHROOT}/${DOMAIN} -r -s ${SELECTOR}
		# permission adjustments:
		chown ${USERGROUP} ${CHROOT}/${DOMAIN}/${SELECTOR}.*
		chmod u=r,g=r ${CHROOT}/${DOMAIN}/${SELECTOR}.*
		ls -l ${CHROOT}/${DOMAIN}/${SELECTOR}.*
		echo -n "Update KeyTable: "
		sed -i .bkp -e 's/'$OLDSELECTOR'/'${SELECTOR}'/g' ${KeyTable}
		[ $? -eq 0 ] && echo "OK"
		archive ${OLDSELECTOR}
	done
	echo ""
	echo "End of selector renewal."
	# every SELECTOR for DOMAIN is updated, now deal with DNS
fi

echo ""
# calculate new serial for zone $DOMAIN
echo -n "Get old DNS zone serial for ${DOMAIN} and increment: "
NEWSERIAL=$(date +%Y%m%d%I)
OLDSERIAL=$(awk '/ ; Serial/ {print $1}' ${ZONEROOT}/${DOMAIN})
while [ $OLDSERIAL -ge $NEWSERIAL ]; do
	let NEWSERIAL=(NEWSERIAL+1)
done
echo "$OLDSERIAL -> $NEWSERIAL"
#
# Update SERIAL of DNS zone.
echo -n "Change serial in zone file: "
sed -i .bkp -e 's/'$OLDSERIAL' ; Serial/'${NEWSERIAL}' ; Serial/g' ${ZONEROOT}/${DOMAIN}
[ $? -eq 0 ] && echo "OK"

if [ ${ACTION} = "new" ]; then
	echo -n "Move old public keys to dkim-retired.${DOMAIN}: "
	cat ${ZONEROOT}/dkim-active.${DOMAIN} > ${ZONEROOT}/dkim-retired.${DOMAIN}
	[ $? -eq 0 ] && echo "OK"
	echo -n "Copy new public keys to dkim-active.${DOMAIN}: "
	cat ${CHROOT}/${DOMAIN}/*.txt > ${ZONEROOT}/dkim-active.${DOMAIN}
	[ $? -eq 0 ] && echo "OK"
elif [ ${ACTION} = "clean" ]; then
	echo -n "Clean old public keys of dkim-retired.${DOMAIN}: "
	echo "" > ${ZONEROOT}/dkim-retired.${DOMAIN}
	[ $? -eq 0 ] && echo "OK"
fi

echo ""
echo "Everything looks good, lets refresh world:"
named-checkzone ${DOMAIN} ${ZONEROOT}/${DOMAIN}
service named restart
[ ${ACTION} = "new" ] && service milter-opendkim restart

Les commentaires dans le code sont suffisants pour expliquer chaque étape du déroulement du script.

Bibliographie

DKIM
M3AAWG DKIM Key Rotation Best Common Practices (PDF)

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Création de mots de passe en ligne de commande

keychainLa création de nouveaux mots de passe est une activité assez peu passionnante, d'autant que dans certains contextes on peut être amené à répéter l'opération plusieurs fois par jour. Plutôt que d'avoir à réfléchir - et donc de produire un résultat influencé par les travers de l'esprit humain - il est préférable de s'en remettre totalement à la machine.
L'aléa est bien meilleur, et le résultat est obtenu bien plus facilement. Il est bien sûr question ici de vrais mots de passe : large palette de caractères, longueur correcte, totalement aléatoires.

Voici deux fonctions assez simples qui trouveront leur place tout naturellement dans votre .bashrc ou .bash_profile sur *BSD (FreeBSD, Mac OS X, etc.). La seule condition étant de disposer des commandes jot et rs déjà présentées dans les articles "jot et seq, créer des séquences en ligne de commande" et surtout "Les bons mots de passe…".

Cette première fonction crée 5 mots de passe aléatoires dont les caractères sont pris entre les codes ASCII 32 (espace) et 126 (tilde). Par défaut, ces mots de passe font 25 caractères de long, mais la commande génère en fait un tirage de 500 caractères, ce qui permet de fabriquer 5 mots de passe de 100 chiffres, lettres, symboles en indiquant la longueur souhaitée comme paramètre. L'astuce ici tient dans l'utilisation de la tabulation comme séparateur en sortie de jot, ce qui permet d'avoir l'espace présent dans les mots de passe en sortie.

mdp-complexe() {
jot -s $'\t' -r -c 500 32 126 | rs -c$'\t' -g0 0 ${1-25} | head -5
}

Exemple d'utilisation :

$ mdp-complexe 
fnc\Y}02PSc6}{;0`T}LOeN?\
5W Y1Y8!o<VlTA2vuE}SU)g?]
'kGhRa=u|hJW#;6aDd[A&UR_/
n|$_f3S?[`pO2":+0e<;aTi\v
.nU\i.PhbPE5TfuXY)g+DiN~g

En imposant la longueur :

$ mdp-complexe 50
9Tu1StsL $Gk@K<X\R)xKv{JXYe|g>L^2T;|*GMASee@HX.Epj
T%2 N;VvLFVi]s>_~xpo^~vD8b2.Fb$02ay9sLgjW#,TQ>8JAO
7EyWUC)Cqm2F,72mIf$#vh3<sTx%j>*v't{Fump=Fb5cJeZir$
RfS638d~a.T#StF.t3%Z*`RG)/?#; H?liH2DielVvs#4IBp0a
G`OyIOzpYtt5Sh!92/zdp7^C98r.OtIV8Fk_ilYCvVI6~e@17T

Cette seconde fonction est basée sur la première, mais un filtrage est imposé à la sortie de jot pour ne garder qu'un sous-ensemble des caractères générés. Ici, les caractères a-z, A-Z, 0-9, _, / et - sont conservés. L'approche est relativement simple : il suffit d'ajouter à la liste entre [ ] les caractères que l'on souhaite conserver dans les mots de passe :

mdp-simple() {
jot -s $'\t' -r -c 500 32 126 | sed "s,[^a-zA-Z0-9_/-]"$'\t'",,g"|\
 rs -c$'\t' -g0 0 ${1-25} | head -5
}

Ce qui donne :

$ mdp-simple 
y0q/EKoZKN9ZqGGhr1triaB0l
VMFUNYNpopAu9NleSv0BxuuTh
W07eE4ef1A99yAl0UmP6EHo6_
9X4CWx7qgML6qxn9Y0nxhONpr
lw_eY4DYY414mrllNxe/FSUfM

Stockez ensuite le mot de passe choisi dans votre trousseau de mots de passe sécurisé.

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Créer un trou noir DNS

Même si la question a déjà été largement traitée, je livre ici ma propre version d'un trou noir DNS. Le DNS blackhole, en anglais dans le texte, permet par exemple de s'assurer (dans une certaine mesure) que les utilisateurs de votre réseau ne peuvent pas se connecter trop facilement à des sites web vecteurs d'infection.
Le fonctionnement est simple : vous avez un réseau local, chez vous ou dans votre entreprise, et vous mettez à disposition de vos utilisateurs un serveur DHCP pour que les équipements qui se connectent puissent obtenir une adresse IP. Je pars du principe que sur ce réseau local, vous disposez aussi d'un serveur DNS. Un utilisateur se connecte avec votre réseau : le serveur DHCP lui donne une adresse IP pour que la nouvelle machine puisse parler sur le réseau, et fourni aussi l'adresse de votre serveur DNS. C'est donc par ce serveur que vous maitrisez que la machine de l'utilisateur va convertir les noms de domaine (www.patpro.net) en adresse IP (193.30.227.216).
Comme vous avez la maîtrise du serveur DNS, vous avez la maîtrise de la résolution des noms de domaine. Vous pouvez donc décider de bloquer la résolution de certains noms de sites web qui posent problème (gros pourvoyeurs de malware, régies publicitaires, facebook, etc.).

Je vais me baser ici sur la liste de malwaredomains.com qui regroupe environ 20000 noms de domaine qui sont, ou ont été, impliqués dans la distribution de malware (en général en infectant le visiteur imprudent). Il s'agit donc pour moi de défendre mon réseau en protégeant les utilisateurs.

Les informations sont largement inspirées - voire pompées - de la prose anglophone de Paul.

Pré-requis : un serveur DNS BIND que vous maîtrisez, et un réseau avec serveur DHCP qui indique l'adresse IP du DNS, de sorte que les clients qui se connectent utiliseront par défaut le serveur DNS sus-mentionné. Il faut bash, curl, et jot (sur linux il faut remplacer jot par seq).

Obtenir la liste des zones DNS à mettre en trou noir.

Préparer le lieu de stockage :

mkdir /etc/namedb/blackhole

J'utilise le script suivant, à lancer en root via une crontab (une fois par semaine suffit) :

#!/usr/local/bin/bash
PATH=/usr/local/sbin:/usr/local/bin:/sbin:/bin:/usr/sbin:/usr/bin
ZONEFILE=/etc/namedb/blackhole/spywaredomains.zones
MIRRORS[1]="http://mirror1.malwaredomains.com/files/spywaredomains.zones"
MIRRORS[2]="http://mirror2.malwaredomains.com/files/spywaredomains.zones"
MIRRORS[3]="http://dns-bh.sagadc.org/spywaredomains.zones"

# fonctionne sur BSD uniquement, pour linux il faut
# remplacer par `seq`
CHOOSE=$(jot -r 1 1 ${#MIRRORS[@]})

if [[ "$(/usr/local/bin/curl ${MIRRORS[CHOOSE]} -z ${ZONEFILE} -o ${ZONEFILE}_new -s -L -w %{http_code})" == "200" ]]; then
	rm -f ${ZONEFILE}_old
	mv ${ZONEFILE} ${ZONEFILE}_old
	mv ${ZONEFILE}_new ${ZONEFILE}
	named-checkconf -z | grep -v ": loaded serial"
	if [ ${PIPESTATUS[0]} -eq 0 ]; then
		service named restart
	else
		echo "Error loading new zone file, reversing..."
		mv ${ZONEFILE} ${ZONEFILE}_invalid_$(date "+%Y%m%d")
		mv ${ZONEFILE}_old ${ZONEFILE}
	fi
fi

C'est loin d'être foolproof, mais ça fait le travail. Les options de curl permettent de ne télécharger le fichier que si il a été modifié depuis votre dernière mise à jour. le script choisit un miroir au hasard au moment de faire le comparatif ce qui évite de charger toujours le même serveur.

Configurer BIND pour gérer les zones téléchargées.

Il faut ajouter dans la configuration du serveur DNS une directive d'inclusion du fichier téléchargé ci-dessus. Il suffit pour cela d'ajouter la ligne suivante à la fin du fichier /etc/named/named.conf :

 include "/etc/namedb/blackhole/spywaredomains.zones";

Le fichier spywaredomains.zones fait pointer chaque zone vers un unique fichier de définition qu'il convient de créer et de renseigner : /etc/namedb/blockeddomain.hosts.
Ce fichier contient une définition minimaliste de zone DNS BIND. Faites-la pointer vers un serveur web existant, cela vous permettra d'afficher à vos utilisateurs une page web d'explication :

$TTL    86400   ; one day
@       IN     SOA    NOM-DE-VOTRE-SERV-DNS. NOM-DE-VOTRE-SERV-DNS. (
	1
	28800   ; refresh  8 hours
	7200    ; retry    2 hours
	864000  ; expire  10 days
	86400 ) ; min ttl  1 day

	NS     NOM-DE-VOTRE-SERV-DNS.

	       A       IP-DE-VOTRE-SERVEUR-WEB
*	IN     A       IP-DE-VOTRE-SERVEUR-WEB

Si vous ne souhaitez pas informer vos utilisateurs, remplacez simplement IP-DE-VOTRE-SERVEUR-WEB par 127.0.0.1. Mais je recommande tout de même la publication d'une page web d'information sur la quelle les utilisateurs pourront arriver si ils tentent de joindre un domaine présent dans la liste noire.

Avec ça, votre serveur DNS est transformé en trou noir pour l'ensemble des domaines répertoriés chez malwaredomains.com. En analysant les logs de votre serveur web, vous pourrez aussi déterminer rapidement qui sur votre réseau est infecté ou risque de l'être.

Références.

edit : correction d'une coquille dans le script

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S’envoyer des SMS multilignes via l’API de free-mobile

Free vient de mettre à disposition de ses abonnés Free-mobile un moyen simple de générer via une API accessible en ligne des SMS à soi-même. L'utilisation est globalement très simple et tient presque toutes ses promesses (actuellement il ne semble pas possible de faire du POST, seul le GET fonctionne).
Il suffit aux intéressés de se rendre sur leur interface de gestion de compte Free-mobile, dans la section "Mes options", et d'y activer (vers le bas de la page) l'option ad-hoc. Une fois l'option activée, Free vous gratifie d'un mot de passe dédié à cet usage, et vous renseigne un peu sur le fonctionnement du service :

free-mobile-notification

Une fois l'option activée, l'utilisation se résume à une requête HTTP de cette forme :

curl 'https://smsapi.free-mobile.fr/sendmsg?user=***&pass=***&msg=coucou'

Vous recevez alors sur votre téléphone Free-mobile le SMS contenant le message "coucou".

La création d'un message multiligne est un peu plus délicate. La plupart des plateforme Unix/Linux envoie en guise de séparateur de ligne un \n qui se traduit par %0a une fois "url-encodé". Malheureusement, l'API n'accepte pas ce %0a et le message sera tronqué à la première occurrence.
Par contre, le séparateur de ligne \r, encodé en %0d est bien accepté par l'API Free-mobile. Il faut donc, avant d'envoyer un message sur plusieurs lignes, traduire les \n en \r.

J'ai conçu un script shell pour mes besoins personnels. Il prend ses données en entrée standard, par exemple via un pipe :

echo "mon message" | sms.sh

Ce qui est plus souple pour moi dans bien des situations, que de devoir invoquer le script et de lui servir le message comme argument, par exemple :

autresms.sh mon message

Voici donc le code de mon script qui prend les messages via stdin, et qui converti les \n en \r. Notez que le SMS à l'arrivée ne contient pas de saut de ligne, donc prévoyez des espaces en fin de ligne si vous ne voulez pas que la fin de ligne soit collée au début de la ligne suivante.

#!/usr/local/bin/bash  
#
# push notification via smsapi.free-mobile.fr
#
LOGGEROPT="-p security.notice -t SMS"
REPLOGG=1
REPMAIL=1
MAILTO=root
USR="****"
PSW="****"
URL="https://smsapi.free-mobile.fr/sendmsg"
CURL=/usr/local/bin/curl

report() {
        [ ${REPLOGG} -eq 1 ] && echo $@ | logger ${LOGGEROPT}
        [ ${REPMAIL} -eq 1 ] && echo $@ | mail -s "SMS $@" ${MAILTO}
}

eval $(${CURL} --insecure -G --write-out "c=%{http_code} u=%{url_effective}" \
        -o /dev/null -L -d user=${USR} -d pass=${PSW} --data-urlencode msg="$(cat|tr '\n' '\r')" ${URL} 2>/dev/null | tr '&' ';')

echo ${c} ${u}\&pass=***\&msg=${msg} | logger ${LOGGEROPT}

case ${c} in
        "200")
                exit 0
                ;;
        "400")
                report "parameter missing" ; exit 400
                ;;
        "402")
                report "too many SMS..." ; exit 402
                ;;
        "403")
                report "service unavailable for user, or wrong credentials" ; exit 403
                ;;
        "500")
                report "server error, try later" ; exit 500
                ;;
        *)
                report "unexpected result" ; exit 600
                ;;
esac

Utilisation :

echo "mon message 
sur plusieurs 
lignes" | sms.sh

Il reste à faire :
- ajouter l'enregistrement dans les log système de chaque utilisation du script sms.sh
- ajouter la gestion des codes de retour HTTP autres que 200.

Attention
Pour bénéficier d'une gestion d'erreur et d'une trace dans les log de la machine j'ai utilisé une grosse ruse très sale avec eval. Cela permet de créer des variables à la volée à partir de données fournie par l'utilisateur. C'est éminemment risqué car tout ce est qui généré par c=%{http_code} u=%{url_effective} sera évalué sans distinction (avec potentiellement des exécutions de code).
Pour un système de monitoring c'est un risque négligeable : les messages sont connus et fixés par le logiciel qui les génère, sans interaction avec l'utilisateur. Pour une utilisation dans tout autre mécanisme la prudence est requise.

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