Canon veut que je passe chez Nikon

Depuis des années, je suis utilisateur convaincu de boîtiers Canon. J'ai investi dans cette marque, et suis plutôt satisfait de mon (presque ancien) 40D. La résolution n'est plus d'actualité, il ne fait pas de vidéo, mais il fait bien le boulot, et surtout je peux utiliser mon Ranger Quadra à 1/250 ème sans-fil, et même à 1/320 ème en filaire.
Finalement, pour combler le geek qui vit en moi, il ne lui manque que le Wifi et le GPS. Rappelons que Canon vend très cher les grip avec fonction Wifi (autour de 900 euros...), que c'est gros et moche, et que cela interdit l'utilisation d'un autre grip (batterie pour ne citer que le plus utile).
Mais voilà que Canon dévoile son 6D, un full frame à mis chemin entre 7D et 5D, il a des spécifications un peu légères, mais ambitionne un prix assez abordable. Surtout, le diable, il dispose d'un GPS et du Wifi intégrés au boîtier, et ça c'est une révolution (chez Canon). J'exulte, je vais pouvoir remplacer mon vieux 40D par un super 6D Full Frame + Wifi + GPS + Video HD… et soyons fous, y ajouter un iPad Mini avec l'application Canon de pilotage du boîtier, pour pouvoir contrôler mes photos directement pendant le shooting. En un mot : le Rêve.
Jusqu'au moment, où comme souvent ces derniers temps avec Canon, le rêve tourne au cauchemar : vitesse de synchro flash 1/180 ème. En un mot, c'est pathétique. Il est juste incroyable d'oser sortir sur le marché un boîtier Full Frame, avec des équipements haute technologie, tout en le rendant inutilisable pour tous les utilisateurs de flash de studio.
N'achetez pas Canon.

And just in case Canon Marketing would read this: the 6D could have been a really nice camera, but you choose to release a crippled DSLR. You have managed to make something worse than the shameful 1/200s synchro speed of the 5D MkII. What is your next step? 1/120s?

Premières photos au Ranger Quadra !

J'ai passé les fêtes de Noël à jouer avec mon Ranger Quadra. Je vous épargne les photos de famille, voici deux portraits d'une petite série prise spécialement pour mettre à l'épreuve mes maigres compétences, et surtout le RQ en extérieur et de jour. À cette occasion j'ai fait monter trois demoiselles et un jeune homme sur le toit : ce n'était pas de trop pour tenir le flash, un réflecteur improvisé, et poser !

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Ma sœur : soleil éblouissant et réflecteur blanc à la gauche de l'appareil, flash à la droite. f/8, 100 ISO, 1/160
Mon frère : soleil voilé derrière l'appareil, réflecteur blanc à gauche, flash à droite. f/8, 100 ISO, 1/80
Dans les deux cas : EOS 40D & 24-70 f/2.8 L

Changer le verre de visée de l’EOS 40D

Le verre de visée, ou focusing screen in english, est un élément essentiel d'un bon appareil photo reflex. Monsieur compact s'en moque bien, car son œilleton de visée est petit et presque inutile, mais pour le reflex, c'est l'organe de visée principal, celui dans le quel votre œil regarde pendant la prise de vue. Il est donc important qu'il soit de bonne qualité et qu'il corresponde à vos besoins de photographes.
Canon propose pour son EOS 40D (entre autre), 3 verres de visée différents : le modèle standard fourni avec l'appareil, et deux verres optionnels respectivement Ef-S et Ef-D. Ces deux derniers sont vendus pour 25 à 30 euros pièce, dans une boîte de rangement, avec un outils spécial pour le montage et le démontage.

verre de visée Canon Ef DJe ne rentre pas dans le détail des spécifications de ces deux focusing screens. Néanmoins j'ai testé le montage du verre Ef-D, et je peux témoigner de la très grande facilité de la manipulation. Le mode d'emploi fourni par Canon est clair, et en quatre mouvements, l'affaire est réglée.
Je n'ai malheureusement pas eu le réflexe de me chronométrer, mais j'estime que le changement de verre m'a pris environ une minute. La petite pince fournie est parfaitement adaptée et si on prend le temps de lire plusieurs fois le mode opératoire, la substitution est enfantine. Quelques conseils de prudence tout de même :

  • Pour changer le verre de visée, il faut accéder à l'intérieur du boîtier, donc il faut faire bien attention à travailler dans un endroit exempt de poussières.
  • Il faut bien lire le mode d'emploi, plusieurs fois pour s'en imprégner, cela permet d'aller plus vite et donc de limiter l'exposition du boîtier à la poussière.
  • Il ne faut pas se précipiter, et procéder avec calme.

L'image ci-dessus est prise dans le viseur du 40D (avec un compact), après montage du verre Ef-D.

Changement de gamme : Canon EOS 40D

EOS 40D - photo de presse Copyright CANONIl y a un an et quelques jours je m'offrais mon premier reflex numérique, un EOS 350D. Depuis, j'ai fait mes premières armes en photographie, et même si je garde 90% de mes photos pour des cercles privés (soirées entre amis, ...) j'ai monté une galerie photo publique sur la quelle vous pouvez poster des commentaires.
Le Canon EOS 350D est un très bon boîtier pour débuter. Il allie légèreté, bas prix, qualité, et compatibilité avec une large gamme d'accessoires et optiques. Néanmoins, pour les conditions difficiles comme les spectacles ou les soirées sans flash on atteint vite la limite de sensibilité acceptable du capteur, et les photos souffrent rapidement du bruit numérique. De même, en très basse lumière, les collimateurs de l'autofocus sont un peu faibles, et peu optimisés pour les focales à très grande ouverture comme mon Sigma 30mm f/1.4.
Bref, du passé faisons table rase. J'ai revendu ce très bon petit boîtier avec quelques accessoires, et je me suis offert un EOS 40D à la place. Le 40D apporte une foule de nouveautés par rapport au vénérable 30D (et à son petit frère le 350D). Je ne reviens pas dessus, des tonnes de sites l'ont déjà fait, comme le très complet dpreview.com ou encore the-digital-picture.com. Je veux juste insister sur quelques aspects qui m'ont frappés. Tout d'abord, le boîtier est sensiblement plus gros que celui du 350D. On constate rapidement que la prise en main est très confortable, même en étant habitué au 350D. C'est d'autant plus important qu'il me faut une bonne prise en main pour maîtriser le 24-70 f/2.8L. Deuxième chose importante : le viseur. À ma grande surprise, ce dernier est très agréable. Il est plus grand et plus lumineux que sur le 350D (c'était un de ses points faibles), et il me tarde d'essayer un de ces verres de viseur interchangeable optimisé pour les grandes ouvertures. Du côté des tripes, le nouveau capteur jumelé au processeur DIGIC III et à un traitement sur 14 bits permet d'obtenir un niveau de bruit nettement plus faible que sur le 30D, ou même que le 400D, ainsi qu'une gamme dynamique plus étendue. C'est exactement ce qu'il me faut pour mes photos de soirée ou de spectacle, et j'ai hate de lui faire subir l'épreuve du feu !

note : photographie d'illustration copyright Canon

L comme LOURD.

copyright canon - Canon EF 24-70 f/2.8L USMUn an après avoir fait l'acquisition d'un boîtier EOS 350D et d'un objectif Sigma 30mm f/1.4, j'ai ressenti le besoin d'élargir mon horizon photographique. Métaphoriquement bien sûr, car je n'ai pas l'intention d'acheter un très grand angle, ni un de ces sympathiques boîtiers qui font de la photo panoramique.
Les focales fixes, c'est superbe. Pas besoin de garder la main sur la molette puisqu'on zoome avec les pieds, et à prix comparable on a en général un matériel plus robuste, et plus lumineux ("rapide") que des zooms "équivalents". Néanmoins, si on souhaite photographier le tout-venant en bon dilettante, on se retrouve parfois bloqué par un mur, une barrière, ou simplement quand on arrive à la bonne distance du sujet, le moment photogénique est passé.
J'ai donc souhaité compléter mon 30mm par un second objectif. Quelque chose dans une gamme de focale généraliste, aillant une grande ouverture, et une très bonne qualité : le Canon EF 24-70 f/2.8 L USM.

La première chose qu'on remarque avec cet objectif, c'est son prix. La seconde c'est son poids : 950 g. À lui seul il pèse deux fois plus lourd que mon boîtier EOS 350D. Avec carte, batterie, sangle, on approche les 1500 grammes. Ce n'est pas insupportable, porté le long du corps, ou dans une sacoche. Par contre, impossible de garder longtemps ce matériel en position de visée sans être assailli de légers tremblements. Je ne parle pas de parkinson aigu, bien sûr, mais de ces petits tremblements de fatigue musculaire qui passent inaperçus avec une focale de 30mm, mais qui sont démultipliés par une focale de 70mm (112mm en équivalent 35mm). Pour vous rendre compte de ce que cela peut donner, vous pouvez tenter cette expérience :

  1. prenez une bouteille d'eau minérale d'1,5L pleine
  2. saisissez là en posant vos mains entre 1/3 et 1/2 de la hauteur
  3. tenez-la à l'horizontale, à hauteur de l'œil, comme une longue-vue. La moitié de la bouteille où se trouvent vos mains doit être celle qui est la plus proche de vos yeux.

Vous aurez alors une idée concrète de ce que pèse un 24-70 f/2.8L monté sur un 350D quand on essaye de s'en servir. Ensuite, tout dépend de l'endurance de vos biceps !
En attendant, je me rassure en me disant que le EF 85mm f/1.2L II USM, sur le quel j'ai failli craqué à la place du 24-70, dépasse le kilogramme. Prochain achat : un monopod, ou des ballons d'hélium.
Une note quand même à propos de la qualité du produit : elle est très bonne. La finition est parfaite, l'ajustement au micro-poil assure une protection efficace contre l'humidité et la poussière (ce qui n'est pas le cas du 24-105 f4 L, il faut le souligner). L'usage des molettes de focale et de mise au point est un régal. Je vous renvoie à l'article de The Digital Picture pour tous les détails croustillants sur cet objectif hors norme.

À toutes fins utiles, je rappelle que ma galerie photos se trouve ici, et que vous pouvez commenter les photos !

Nouveau jouet

EOS 350D avec Sigma 30mmDepuis que j'ai appris de Neil Gaiman que l'incarnation de Pâques est une blonde pulpeuse soucieuse de son pouvoir de séduction, j'associe les termes "culte de l'image et de la beauté" à cette fête. Le week-end de Pâques était donc le moment idéal pour sacrifier quelques (grosses) poignées d'euros à l'image, à la beauté, et à la beauté de l'image.
Fort du fruit de mes nombreuses recherches sur la question, et des recommandations de quelques cafésaliens, je suis parti affronter les vendeurs parisiens au début de la conjonction pascale. Je n'ai même pas eu à suivre le lapin pour trouver assez rapidement ce que j'espérais : un EOS 350D. Probablement un des derniers de Paris, hors marché de l'occasion. J'ai ajouté à ce bon petit boîtier de quoi assouvir mes envies de photo sans flash et presque sans lumière : un joli sigma 30mm f1.4.

Je suis plutôt content de mes choix, et maintenant il ne me reste qu'à apprendre à m'en servir. C'est peut être l'occasion d'ouvrir une section "photo" ici-même. Le seul bémol c'est la nullité crasse des applications de gestion fournies par Canon. Je ne les ai pas encore toutes testées, mais celles que j'ai utilisées feraient aussi bien de ne pas exister...