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lundi 21 juillet 2008

À corps ouvert

La Sucrière, lieu d'exposition lyonnais (surtout couru pendant la biennale d'art contemporain), reçoit jusqu'au 3 août 2008 Our Body, À corps ouvert. Cette exposition anatomique présente des corps humains conservés par traitements chimiques et bains de polymères (formol, acétone... que des bonnes choses). Les corps sont répartis (qui a dit "éparpillés" ?) dans six salles. Certains sont entiers, plus ou moins écorchés, et mis en situation : sur un vélo, avec un arc, en joueur d'échec. D'autres sont présents sous la forme de fragments enfermés dans des vitrines thématiques dont certaines rappellent étrangement des vitrines de boucher. Pour finir, certains spécimens sont découpés en tranches, aussi fines que la charcuterie lyonnaise : un à deux centimètres d'épaisseur.

Je passe sur les préoccupations éthiques de base, que beaucoup ont déjà très justement exprimées. En dehors du spectacle, plutôt moyen au demeurant, je remarque surtout l'aspect financier de l'opération. Les promoteurs ont invoqué la nécessité de partager le savoir, de rendre accessible à tout le monde ce que seuls nos cher(e)s étudiant(e)s en médecine touchent du doigt. Blah blah blah. Le battage médiatique surfant sur le sensationnalisme, le tarif dissuasif de cette exposition (15€50), et les 5€ supplémentaires à débourser pour un audioguide : tout concourt à invalider la thèse du partage du savoir.

Pour le tarif d'un couple avec un audioguide (36€) vous avez à portée de bourse un large éventail de bouquins d'anatomie à lire et relire en famille au coin du feu. Et en prime, vous n'encouragerez pas les obscures filières d'approvisionnement en macchabés de l'industrie de spectacle.

lundi 14 juillet 2008

Du Wilson, du Powers, du Willis

Mysterium Robert Charles WilsonJ'ai découvert Robert Charles Wilson en lisant Spin, et j'avais adoré. J'avais besoin de me changer les idées après le très insuffisant Fiction spécial N° 2 (Les Noëls électriques), toujours pas fini d'ailleurs. J'ai donc balayé les réticences que la quatrième de couverture de Mysterium m'inspirait, et j'ai attaqué la lecture de ce recueil de nouvelles. Le bilan est mitigé. On est balladé entre roman de jeunesse et nouvelle primée, sans pour autant prendre un vrai bon gros plaisir de lecture. Néanmoins, j'ai été agréablement surpris par le traitement de Mysterium. Wilson a su éviter le cliché, même si à mon avis, la fin est mauvaise. Bref c'est distrayant, mais c'est un gros pavé qui ne laisse que peu de souvenirs.

A deux pas du neant Tim PowersAvec À deux pas du néant, Tim Powers livre un roman dans le même genre que Les puissances de l'invisible. J'ai néanmoins l'impression qu'À deux pas du néant est plus léger que ce dernier. Cela dit, les deux lectures sont séparées par presque 5 ans, et je ne saurai faire une comparaison point par point de ce qui m'a plus ou moins plus dans ces deux romans. Simplement, je ne suis pas totalement emballé par À deux pas du néant. Pas totalement satisfait de sa densité, et même si il est agréable à lire, voire très agréable si on est fan de Tim Powers, il ne m'a pas accroché comme a pu le faire Les puissances de l'invisible.

Passage Connie WillisAprès avoir très longtemps hésité, mais acculé par le manque de lecture, j'ai jeté mon dévolu sur Passage, de Connie Willis. Après les deux précédents, je craignais d'être déçu. Ce ne fut pas le cas. Même si il est moins pétillant que Sans parler du chien, et moins désespéré que Le grand livre, voilà enfin un roman que j'ai eu du mal à lâcher. Bien qu'un peu long par moment (plus de 920 pages tout de même), ce pavé est très agréable à lire. Les personnages y sont admirablement croqués, et le thème des expériences de mort iminentes est enfin abordé avec science et raison (ma plus grosse crainte était que ce ne soit pas le cas). Il ne m'est pas possible d'en dire plus sans dévoiler le gros ressort dramatique du roman, donc si 920 pages d'idées sur la mort ne vous font pas peur, c'est à vous de jouer.

dimanche 29 juin 2008

Campus d'été Agnosys 2008

Je reviens tout juste du Campus d'été d'Agnosys (Cannes Palace Hôtel), où j'ai suivi la formation Directory Services 10.5 en avant première galactique (avec comme formateur un Laurent Pertois nu-pied). J'avoue que je me suis régalé. C'était, tant sur le plan technologique que sur le plan humain, un séjour inénarrable. L'équipe était très sympathique, et notre assistante Maître d'Hôtel a su nous combler avec ses mojitos et sa bonne humeur (Rayanne, si tu me lis : un grand merci !).
Ça fait très skyblog, mais j'en profite pour passer le bonjour aux stagiaires du groupe, particulièrement l'équipe de Nancy, BeMac, les (bretons-)suisses... J'espère tous vous re-croiser dans un an.
J'ai bien quelques regrets, au nombre desquels la paresse qui m'a dit de laisser mon matos photo à la maison, et le timing trop serré de la formation qui nous a empêché de passer la certification dans la foulée. Mais le plus dur c'est tout de même de revenir. Toutes les bonnes choses ont une fin.

lundi 16 juin 2008

Phénomènes, quand hollywood se fout de ma gueule

Inutile d'en faire des tonnes, on comprend dès le titre que le dernier film de Shyamalan ne m'a pas vraiment plu. Tout d'abord, comme la plupart des films de cet auteur-réalisateur, Phénomènes (The Happening) est un film jetable. On le voit une fois, puis c'est fini. Ce n'est pas le genre de film qu'on souhaite avoir dans sa vidéothèque. Ensuite, l'acteur principal a autant de charisme qu'une brique, et son jeu est assez plat. Il doit exceller dans les rôles de sergent. Pour finir, le scénario enchaîne les clichés et les poncifs. Pas assez vite, heureusement, pour qu'on s'ennuie vraiment, mais suffisamment pour qu'on s'en rende compte.
J'ai trouvé particulièrement honteux certains aspects de la mise en scène et du scénario. Notamment, certains dialogues véhiculent une "prudence scientifique" qui rappelle douloureusement ces stickers que les lobbies créationnistes parviennent à imposer dans les livres de biologies américains. On assiste aussi des effets dignes des pires nanars, comme la scène où une lionne mord son gardien au dessus du poignet, et où le bras complet de ce dernier se décroche au dessous de l'épaule sans que le type ne vacille.
Bref, encore un film dans le quel les américains sont martyrisés, encore un film qui agite le spectre du terrorisme (et donc qui lui donne de la force), et encore un film mou. Enlevez les 5 premières minutes, et vous aurez un film complètement raté.

mardi 3 juin 2008

Changer le verre de visée de l'EOS 40D

Le verre de visée, ou focusing screen in english, est un élément essentiel d'un bon appareil photo reflex. Monsieur compact s'en moque bien, car son œilleton de visée est petit et presque inutile, mais pour le reflex, c'est l'organe de visée principal, celui dans le quel votre œil regarde pendant la prise de vue. Il est donc important qu'il soit de bonne qualité et qu'il corresponde à vos besoins de photographes.
Canon propose pour son EOS 40D (entre autre), 3 verres de visée différents : le modèle standard fourni avec l'appareil, et deux verres optionnels respectivement Ef-S et Ef-D. Ces deux derniers sont vendus pour 25 à 30 euros pièce, dans une boîte de rangement, avec un outils spécial pour le montage et le démontage.

verre de visée Canon Ef DJe ne rentre pas dans le détail des spécifications de ces deux focusing screens. Néanmoins j'ai testé le montage du verre Ef-D, et je peux témoigner de la très grande facilité de la manipulation. Le mode d'emploi fourni par Canon est clair, et en quatre mouvements, l'affaire est réglée.
Je n'ai malheureusement pas eu le réflexe de me chronométrer, mais j'estime que le changement de verre m'a pris environ une minute. La petite pince fournie est parfaitement adaptée et si on prend le temps de lire plusieurs fois le mode opératoire, la substitution est enfantine. Quelques conseils de prudence tout de même :

  • Pour changer le verre de visée, il faut accéder à l'intérieur du boîtier, donc il faut faire bien attention à travailler dans un endroit exempt de poussières.
  • Il faut bien lire le mode d'emploi, plusieurs fois pour s'en imprégner, cela permet d'aller plus vite et donc de limiter l'exposition du boîtier à la poussière.
  • Il ne faut pas se précipiter, et procéder avec calme.
L'image ci-dessus est prise dans le viseur du 40D (avec un compact), après montage du verre Ef-D.

vendredi 30 mai 2008

Photos Newlook

Non, je vous arrête tout de suite, vous ne trouverez pas de filles lascives et nues ici (en tout cas pas encore). Et n'essayez pas de me faire gober que vous ne lisez Newlook que pour les articles de fond, c'est moi qui ai inventé cette excuse.
Bref, il s'agit juste de signaler ici que ma galerie photo vient d'être relookée entièrement.

En janvier 2008, je suis passé à PixelPost, avec un thème sobre (supaclean modifié). Aujourd'hui la galerie revient avec le thème Dark Matter, toujours sous PixelPost. C'est un peu plus "bling-bling", mais le résultat est très agréable à l'œil.
À noter que le thème Dark Matter est assez strict sur le plan de la taille des images, et s'il supporte les images de moins de 800px de large, il n'affiche pas bien les images plus grandes. De plus, l'affichage étant plus joli avec une image d'exactement 800px de large, j'ai retraité les deux tiers de mes photos pour supprimer la bordure blanche, et les afficher en 800px plutôt qu'en 640px. Un gros travail donc. N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ! ("lache tes com" dirait le jeune)

samedi 24 mai 2008

Macbook Pro volé

Mon frère s'est fait cambrioler vendredi 23, à Paris. Les vilains ont mis l'appartement à sac et ont embarqué son MacBook Pro tout neuf. Il y a assez peu d'espoir de remettre la main sur la machine, mais qui ne tente rien n'a rien. Voici donc les spécifications et numéro de série. Si vous le voyez passer, n'hésitez pas à témoigner ici (ou par email).

  • MacBook Pro 15"
  • Intel Core 2 Duo 2.4 GHz
  • 2 Go de RAM
  • 256 Mo de Vram
  • disque de 200 Go, 5400 rpm
  • numéro de série : W8810EZSYJX
  • adresse MAC (ethernet) : 00:1e:c2:1c:e2:42
Faites passer le message !

J'ai bien sûr contacté macbook-fr.com pour que la machine soit inscrite dans la liste de machines volées. Et je vais contacter Apple d'ici lundi.

vendredi 16 mai 2008

Sauvegarder des bases MySQL

Dans de précédents articles j'ai répondu brièvement aux questions de l'installation de MySQL 5 sur Mac OS X 10.5 et de la création d'un plist de démarrage launchd pour MySQL. J'ai aussi donné quelques ficelles pour trouver les points de blocage habituels au fonctionnement de MySQL.
Il me reste donc à aborder le problème des sauvegardes. Cet article s'adresse uniquement aux utilisateurs d'un serveur MySQL qui sont root/admin de leur serveur, si vous avez un serveur MySQL chez un hébergeur, alors vous pouvez passer votre chemin.

Le script que je propose ci-dessous doit être lancé en root, une fois par jour. Il fait une sauvegarde de chaque base de données qu'il trouve, et il conserve cette sauvegarde pendant 7 jours. En cas de pépin, il vous est donc possible de restaurer une ou plusieurs bases de données, en remontant de maximum 7 jours dans le passé.
Vous devez adapter absolument les lignes 2 à 5 pour indiquer les chemins suivants :

  • mysqlroot : chemin du dossier contenant les bases de données sur le serveur
  • monbkp : chemin du dossier contenant les sauvegardes des bases sur le serveur
  • hotcopy : chemin de l'exécutable mysqlhotcopy sur le serveur
  • mydump : chemin de l'exécutable mysqldump sur le serveur
Vous devez aussi remplacer LE_PASS_MYSQL par le mot de passe de root de MySQL. Attention, il n'y a pas d'espace entre -p et LE_PASS_MYSQL pour la commande mysqldump, mais il y a bien un espace entre le -p et LE_PASS_MYSQL pour la commande mysqlhotcopy.

Le script supporte un argument ("dump"). Si il est lancé avec cet argument, alors il utilisera mysqldump pour faire la sauvegarde. Vous obtenez alors un dump de chaque base, c'est à dire un fichier texte "plat" contenant les instructions SQL nécessaires à la reconstruction de la base de données. C'est la méthode que je recommande car le fichier obtenu peut être injecté dans presque n'importe quel serveur MySQL. Par ailleurs, le fichier obtenu est plus petit et plus facile à compresser.
Si le script est lancé sans l'argument "dump", alors la méthode de sauvegarde utilisée est mysqlhotcopy. Ce programme duplique physiquement le répertoire de chaque base de données. L'avantage c'est que la sauvegarde est prête à l'emploi, il n'est pas nécessaire de la ré-injecter dans le serveur. L'inconvénient, c'est qu'il vous sera probablement impossible d'utiliser cette sauvegarde sur un autre serveur que le votre, et dans la même version de MySQL. Si vous souhaitez archiver vos sauvegardes de bases de données et pouvoir les restaurer quelques mois ou années plus tard, il ne faut pas utiliser mysqlhotcopy.

Déroulement du script :

  1. création d'un dossier temporaire /tmp/mysql
  2. pour chaque base de données, création d'un dump ou d'une "hotcopy"
  3. archivage et compression de chaque dump/hotcopy (en .tgz)
  4. suppression de la version non-compressée
  5. déplacement de la version compressée vers le dossier de sauvegarde
  6. suppression du dossier temporaire /tmp/mysql
#!/bin/sh
mysqlroot=/var/db/mysql
monbkp=/backup/MYSQL
hotcopy=/usr/local/bin/mysqlhotcopy
mydump=/usr/local/bin/mysqldump

madate=`date "+%Y-%m-%d"`
monjour=`date "+%w"`

echo "lancement du backup des bases de donnees MySQL..."
echo

mkdir -m 0777 /tmp/mysql

cd $mysqlroot
for directory in *
do
if [ $directory != "" ]; then
if [ -d "$mysqlroot/$directory" ]; then
  echo -n "backup de $directory : "
  case $* in
    dump)
    $mydump -u root -pLE_PASS_MYSQL --opt $directory > "/tmp/mysql/$directory"
    ;;
    *)
    $hotcopy -u root -p LE_PASS_MYSQL -q "$directory" /tmp/mysql
    ;;
  esac
  if [ $? = 0 ]; then
    tar -czf "$monbkp/$madate$directory.tgz" -C /tmp/mysql/ "$directory"
    if [ $? = 0 ]; then
      rm -f "$monbkp/$directory.${monjour}.tgz"
      rm -r "/tmp/mysql/$directory"
      mv "$monbkp/$madate$directory.tgz" "$monbkp/$directory.${monjour}.tgz"
      echo "ok"
    else
      echo "Erreur targz".
    fi
  else
    echo "Erreur export".
  fi
fi
fi
done

rm -fR /tmp/mysql/

Pour lancer ce script toutes les nuits, j'utilise une crontab (car mon mysqld est installé sur un serveur FreeBSD). Le script est enregistré dans /usr/local/bin/ sous le nom BKP_SQL.sh. Voilà la ligne en question :

30 5 * * * /usr/local/bin/BKP_SQL.sh
Et si je souhaite faire des dumps plutôt que des "hotcopy" :
30 5 * * * /usr/local/bin/BKP_SQL.sh dump

Note : ce script n'est pas du tout une référence de fiabilité et encore moins d'élégance, néanmoins, je l'ai créé en 2003 et depuis il tourne tous les jours. Je n'ai jamais eu de problème avec.

Note 2 : selon le système, votre environnement, ... il vous faudra peut être indiquer le chemin complet pour l'application tar.

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