Le monde doit savoir

Oui, le monde doit savoir que le dernier roman de Iain M. Banks est une daube. L'Algébriste il s'appelle. Il est sorti chez Bragelonne parce que les éditeurs habituels de Banks n'en voulaient pas, dit-on. Et pour enfoncer le clou, sa couverture est horrible, à tel point qu'elle m'a fait hésiter, alors que j'adore l'écrivain. Où est le Banks qui a créé ce fabuleux cycle de la Culture ? Pas entre ces pages indigestes en tout cas.
Si j'en crois Delicious Library, j'ai acheté ces 470 pages le 4 novembre (j'ai depuis longtemps brûlé le ticket de caisse dans un sursaut expiatoire), et depuis j'en ai laborieusement lues 128. Impensable. Déjà avec la Plage de Verre, il avait orienté son écriture hors de son terrain d'excellence, produisant un récit un peu terne. Étant bon public, j'ai trouvé ce roman empreint de plus de réaliste et de cynisme que ceux du cycle de la Culture. Et même si je partage la plupart des réserves faites à son sujet, la Plage de Verre m'avait globalement plu, sans néanmoins déclencher aucun enthousiasme.
L'Algébriste par contre, c'est du lourd. On a l'impression de lire un roman de jeunesse, une sorte d'erreur qui aurait été gardée dans un placard et sortie par inadvertance. ne faites pas comme moi, laissez-le là où vous l'avez trouvé.

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