Arles : Festival européen de la photo de nu

Affiche du Festival, photo  (c) Edouard de PazziPendant le week-end de l'ascension je suis retourné en Arles, pour suivre trois stages d'une journée sur le vaste thème de la photo de nu. Le sujet ne me passionne pas vraiment en tant d'acteur : j'ai bien plus de plaisir à regarder de beaux nus qu'à essayer d'en photographier moi-même. Néanmoins, les propositions étaient intéressantes : lumières continues ou naturelles, modèle contorsionniste…
Ainsi j'ai donc bravé une fois de plus les affres de la SNCF pour faire de la photo dans le beau pays d'Arles.
Malheureusement, si je puis dire, j'avais vécu un mois auparavant une expérience photographique et humaine très forte et très positive sous l'égide de Serge Picard, dans le cadre des Rencontres Photographiques (RP). À part le lieu, rien de commun. Le Festival Européen de la Photo de Nu (FEPN) est une entité plus modeste, et qui attire un public de stagiaires très différent de celui des RP. Pour tout dire, le premier stage m'a carrément mis mal à l'aise : que des hommes, tous plus vieux que moi, ayant pour certains l'air un peu mal dans leur peau, voire limite pervers. Bien sûr, c'est du "délit de faciès", et tous les stagiaires ne méritent certainement pas une telle classification hâtive et, j'espère, sans fondement. Mais les presque-bousculades pour être celui qui prendra plus de photos de la jeune femme dévêtue laissent tout de même un goût amer.
Le second stage s'est passé un peu plus sereinement, mais aussitôt la bride lâchée, les stagiaires se sont rués sur la jeune contorsionniste. Il fût alors bien compliqué d'obtenir un cadrage qui n'inclue pas en plus du modèle deux ou trois photographes.
Le troisième stage, sous la direction d'Édouard De' Pazzi, a été quant à lui bien maîtrisé. Tout le monde a été très courtois, ci-bien qu'aucune impression négative n'est venue obscurcir la journée.

backstage, Stage de Michel Choffray sur les lumières continues

Pris isolément, chaque stage vaut bien l'initiation au studio que j'ai suivie avec l'association Imag'in. C'est plus cher, mais c'est plus long. Et selon le thème on y trouve plus ou moins d'informations techniques. Le gros défaut, c'est le manque de suivi : il est bien évident que sur un stage d'une journée, il est totalement impossible de revenir sur les photos du jour avec le maître de stage, et d'envisager une quelconque progression.
Le stage d'une semaine aux RP offre quant à lui une vraie opportunité de travailler, de progresser, le tout dans une ambiance plus sereine et débarrassée de tous les aspects négatifs énumérés plus hauts.
Si vous cherchez une vraie expérience profitable, choisissez plutôt les stages des Rencontres Photographiques que les stages du FEPN.

note : première photographie © Edouard De' Pazzi

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