Une bonne brasserie à Lyon

Dimanche dernier, en sortant de la séance de 16h30 de Michael Clayton, nous avons été pris d'un petit creux. Nous nous sommes donc dirigés presque par habitude vers la rue des marronniers. Non pas qu'on y trouve la fine fleur de la gastronomie, mais au moins nous étions sûrs d'y manger correctement pour un tarif acceptable, nous espérions bien y trouver une table ouverte le dimanche vers 19h, et surtout, c'est sur notre route.
Après un aller-retour à battre le pavé devant les cartes de la poignée de restaurants ouverts, le choix s'est porté sur la brasserie Paulaner, qui fait l'angle entre la rue de la barre et la rue des marronniers. Ici, point de vieux zinc, ni de décor en laiton, mais une décoration épurée, une peinture à la mode, et une ambiance "branchée". Pour ne rien gâcher, l'atmosphère enfumée est circonscrite à la terrasse, car tout l'intérieur de l'établissement est non fumeur. C'est pour nous un énorme point positif.

Le service peut être très rapide, ou assez lent, selon que vous signifiez ou non votre empressement auprès du garçon. Ainsi nous sommes restés attablés une bonne heure et demie, alors qu'à la table d'à côté se sont succédés deux couples pressés. C'est d'autant plus agréable que c'est le serveur qui nous a demandé, de lui-même, si nous étions tenus à un horaire.

Dans l'assiette, aucune déception. Les plats de viande comme le hamburger à cheval et le pavé de bœuf sont accompagnés de délicieux légumes, et un supplément de salade nous a été offert avec les ravioles gratinées. Les assiettes sont bien dressées, un peu façon "nouvelle cuisine", loin de l'opulence grasse d'une brasserie traditionnelle. Attention cependant, elles sont littéralement brûlantes. C'est parfait pour manger chaud à son rythme, mais c'est aussi redoutable pour les doigts. La viande est tendre et bonne, les légumes sont très bons, et la salade de fruits est faite maison avec des fruits frais.
Le niveau des prix pourrait être qualifié de moyen, puisque pour trois plats, deux boissons, et un dessert, nous avons payé environ 42 euros.

Nous y retournerons sans hésiter, et nous ne sommes pas les seuls (et allez donc voir Michael Clayton, ce n'est pas un grand film, mais c'est bien sympa).

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Pas du même monde…

Pour certaines occasions, on a parfois envie de se retrouver dans un cadre d'exception. C'est ainsi que nous sommes allés dîner à la Cour des Loges, dans le vieux Lyon. La Cour des Loges est avant tout un hôtel luxueux et pittoresque, mais c'est aussi un restaurant gastronomique au décor tout droit sorti d'un livre sur les belles demeures. L'ambiance est feutrée, la lumière est tamisée et le personnel guindé juste ce qu'il faut.
Comme de bien entendu en pareil lieu, les femmes ont droit à une carte sans les prix. Carte qui se révèle d'ailleurs assez limitée si on écarte comme moi tous les plats contenant du poisson ou des fruits de mer, ce qui m'empêche aussi de choisir un menu. Mais ça, j'ai l'habitude.
Le repas est plutôt bien servi, même si le personnel est parfois affecté d'une légère raideur dans laquelle je ne suis pas sûr de reconnaître la compétence de la fine fleur hôtelière. Somme toute, il se dégage de l'atmosphère et du service une impression de paraître, et non d'être.
Côté bouche, mon foie gras poêlé était parfait, bien qu'un peu trop gros à mon goût (c'est un comble), et ma pièce de bœuf était très bonne et fondante. L'amuse bouche (une fabuleuse mousse de lentille) était aussi délicieux qu'inattendu, et le pré-dessert nous a ravi totalement. Les desserts quant à eux sont encore meilleurs. Malheureusement, il ne nous restait pas assez de place pour les apprécier pleinement ! Enfin, avec une addition indécente de 165 euros pour deux, je ne peux passer sur les imperfections du dîner. Par exemple la cuisson du filet d'agneau de ma compagne laissait à désirer, et il n'a pas été possible d'obtenir satisfaction après un retour en cuisine. Elle a aussi trouvé la lumière trop tamisée et le service moins agréable que dans des établissements plus abordables. Je la rejoins sur ce dernier point. Nous sommes aussi d'accord sur le fait que le rapport qualité prix de l'expérience n'est pas très bon par rapport à des restaurants moins ambitieux. Sans doute une question de goût, sans doute qu'on n'est pas du même monde, selon la formule consacrée.

Pour conclure, la Cour des Loges est résolument un endroit à part, mais si on en sort repu on n'en sort pas forcément satisfait à tout point de vue. En ce qui me concerne je vais retourner à des restaurants plus décontractés et finalement plus épanouissants comme la Cigale à Nantes, ou plus modestement des brasseries comme Julien à Paris qui, même si elle fait partie d'une chaîne, est pour moi plus à l'image d'un lieu de plaisir que ne l'est la Cour des Loges.

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Salades Géantes ? pas vraiment.

Les restaurants rivalisent de platitudes pour attirer le client. À leur décharge, paraître trop original pourrait faire fuir la clientèle potentielle. Comment faire son choix alors, sinon en suivant son instinct ? C'est ainsi que nous nous sommes attablés avec quelques amis au "Nulle pierre ailleurs", un petit restaurant sur les quais du quartier Saint Jean. La carte annonçait "Salades Géantes", c'était exactement ce qu'il nous fallait pour nous remplir l'estomac sans trop souffrir des 30 degrés à l'ombre que le réchauffement climatique nous impose depuis quelques semaines.

Le nom de l'endroit reflète une toute autre spécialité que les salades, mais qu'à cela ne tienne, nous avons tous commandé une de ces salades géantes aux noms originaux ("réflexion faite...", "la numéro 1", ...). Petite surprise, la serveuse prend notre commande en traduisant les noms des salades pour le chef, sinon, nous explique-t'elle, il est perdu. Ainsi, par exemple, telle salade au nom poétique devient "une lyonnaise". Rapidement, les dites salades arrivent, servies sur des planches recouvertes d'une hygiénique feuille de papier alimentaire (façon papier sulfurisé). Si la toute première impression est flatteuse, il est rapidement évident que les salades ne sont pas bien grosses. Le fait que la planche ne soit pas creuse comme l'est une assiette participe de cette illusion. Le goût quant à lui est plutôt agréable mais commun.

Question service par contre, tout était parfait. Le personnel était aux petits soins malgré une terrasse bien remplie, et tout s'est passé à merveille. Nous avons même eu le droit à un petit cocktail digestif en fin de repas (sans doute à base de rhum et de sirop). Un seul regret, la terrasse comme l'intérieur sont des zones "fumeurs"...

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Une bonne pizza

Un bon resto à Lyon c'est suffisamment rare pour être signalé. Alors voilà, la Pizzeria Gépetto vaut le coup.

Le service est très rapide, même si c'est difficile d'en juger vraiment un samedi midi. Les pizzas sont bonnes, leur pâte est très fine, bien cuite, et les ingrédients sont bons. Même si l'ambiance n'est pas spécialement chaleureuse le service est impeccable. Deux regrès malgré tout : les assiettes ne sont pas chaudes, donc les pizzas refroidissent vite, et la charcuterie sur ces dernières est coupée en tranche bien trop épaisse.

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Les resto à Lyon c’est pas ça…

À force de ne tomber que sur des restaurants très moyens, voire carrément mauvais, on va finir par penser que les lyonnais n'ont pas de palais, et c'est dommage parce que nous oui.

Par ordre aléatoire voici quelques uns des restaurants que nous avons testés, et où nous n'irons plus :

  • Le Mercière : le coin non fumeur est trop proche de la cuisine où les marmitons écoutent sky rock à tue-tête, la nourriture est trop salée, la viande est plutôt bas de gamme et nos "pièces de boeuf" dures comme la semelle ne faisaient que 5mm d'épaisseur, le menu est cher compte tenu de tous ces points négatifs.
  • Café 100 tabac : bonne initiative, malheureusement il ne semble pas proposer le quart de ce que propose la même enseigne version fumeur (Café 203), et contrairement à ce qu'affirme le guide du routard 2005, les plats ne sont absolument pas fins ou légers. Ce serait plutôt l'inverse même. On peut lui reconnaître certaines choses : le cadre est sympathique, c'est non fumeur, les assiettes sont bien présentées, et les prix sont plus que raisonnables. Par contre, les pâtes fraîches sont trop cuites et trop salées, et certains plats baignent dans l'huile. Chose exceptionnelle, je n'ai pas pu finir mon gratin de pâtes (trop cuit et trop salé) au Roblochon. En plus, j'ai été ballonné pendant plusieurs heures après être sorti.
  • La Grange : un autre resto non fumeur. Ici, le cadre fait "faux", le bois blanc est peut être trop nickel. Nous avons tenté les salades et les crêpes. Côté salade, une baignait dans la sauce alors que l'autre en manquait cruellement, les ingrédients (fromage inclus) étaient fades, les quartiers d'orange étaient mal découpés. Les crêpes salées étaient relativement peu garnies par rapport à ce qu'on peut trouver au même prix à Paris ou Étretat. Une fois de plus ces plats étaient largement trop salés. Pas plus de chance avec les crêpes sucrée.
  • Plusieurs autres...

Tout n'est pas noir dans la restauration lyonnaise. Nous avons trouvé un petit resto marocain, Le Meknes, qui tire son épingle du jeu. C'est un peu cher, mais l'accueil est sympathique et les pastillas (entre autres) sont excellentes.

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