Message personnel à Mme Filippetti

Bonjour Madame Filippetti,

Votre entrevue récente avec Libération m'interpelle. Vous y déclarez ceci :

Vous avez aujourd’hui des outils qui permettent d’accéder à de la musique, du cinéma, des contenus audiovisuels, mais qui ne participent pas du tout au financement de la création. Ce n’est pas normal.

Allez-vous taxer les lunettes, lentilles correctrices, et appareils auditifs ? En toute logique, nous sommes nombreux à ne "consommer" de la culture qu'au travers de ce type d'appareil, il serait donc judicieux de les taxer rapidement.

On n'est pas loin du monde idéal rêvé par les gros portefeuilles de l'entertainment : un monde où la simple possibilité d'accéder à du contenu devient payante, qu'on y accède ou pas. Ça évite d'avoir à courtiser les clients avec des contenus de qualité, bien trop compliqués et coûteux à produire. Il vaut mieux comme toujours prendre un peu à tout le monde que beaucoup à une minorité.

Bref, raz le bol quoi.

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Pas tous égaux devant le spam

Là où je travaille, une partie de la population ne reçoit pas de spam, ou presque. L'autre partie reçoit une grosse quantité de spam. La raison est simple : les utilisateurs du second groupe ont leur adresse email publiée sur le portail web de l'université.
Alors bien sûr, c'est une évidence. On le sait tous depuis longtemps : une adresse email publiée sur un site web devient immanquablement, et en l'espace de quelques jours, une cible privilégiée pour le spam. Oui, on le sait. Mais est-ce qu'on le mesure ?
Comme mes serveurs MX brassent des millions de messages par mois, je peux faire des statistiques assez simplement (moyennant de longues heures de traitement sur des giga octets de logs). J'ai donc compté le spam visant les deux groupes, ainsi que les volumes de phishing relevés lors de 4 "attaques" facilement traçables. Le constat est sans équivoque :

Une adresse email publiée sur le portail web de l'université reçoit 31,2 fois plus de spam qu'une adresse non publiée.

Une adresse email publiée sur le portail web de l'université a 59 fois plus de risque d'être la cible d'un phishing qu'une adresse non publiée.

À bon entendeur...

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Aux utilisateurs de Google Reader…

RSS-iconeSi vous figurez au nombre des utilisateurs qui suivent ce blog au travers de Google Reader, sachez que ce service de Google va fermer en juin 2013.
Vous pouvez dès à présent migrer vos flux RSS vers la solution de pulse.me ou celle de feedly.com. Dans les deux cas vous pourrez importer directement vos feed.

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To data, or not to data

On me glisse à l'oreille qu'un téléphone malin sans forfait "data" c'est un peu comme un pantalon sans poche : un truc de fille. Ce à quoi je réponds sans ambages et avec les mots d'un autre : j'aime les filles.
Je n'adhère pas au principe de consommation des smartphones qui lave les cervelles à coup de faux illimité vraiment limité, de forfaits à 50 euros qui servent juste à regarder des chats sur youtube, et qui encourage la débauche d'appli au dépend immédiat de la sécurité de l'utilisateur. Globalement, je suis devant ou à proximité d'un ordinateur connecté à internet environ 16 heures par jour, pendant environ 6 heures je dors, il me reste donc 2 heures "loin" d'internet. 2 heures pendant les quelles je me déplace, je mange, je me douche, etc.
Alors à quoi me servirait un forfait data ? Relever mes mails dans le tramway, au lieu de savourer un bon bouquin ? Non merci. A fortiori puisque je m'en passe depuis que ça existe et que je ne suis pas pressé d'ajouter une dépendance à ma liste. J'ai pris le minimum avec mon forfait à zéro euros : l'option data à 1 euro pour 20 Mo de données. Autant dire que ça se consume comme un feu de paille. En désactivant la fonction de consommation data de mon téléphone, je me garde une petite réserve sous le coude pour les urgences, et c'est tout ce dont j'ai besoin.

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Pas malin

Voilà, je viens de donner un accès illimité à mes données personnelles, mes contacts, mes photos, mes sms, mon historique de navigation, et j'en passe, à une entreprise américaine qui n'a pas grand respect pour la vie privée et dont les pratiques me répugnent presque autant que celles de Facebook. Je suis géolocalisable une bonne partie du temps, j'ai autorisé des logiciels à accéder et modifier mes données de manière non documentée. J'ai mis pas mal d'argent dans un appareil moderne qui consomme tellement qu'il a autant d'autonomie qu'un modèle de 10 ans d'âge avec sa batterie d'origine, en prime je tue des ours polaires parce qu'il n'est pas démontable (sans doute pas réparable) et que la batterie n'est pas remplaçable par l'utilisateur. Il n'est pas extensible et sera sans doute périmé dans moins de 3 ans. Son client mail par défaut ne sait pas faire de l'authentification CRAM-MD5, et bien sûr je ne peux rien synchroniser directement à partir de mon ordinateur, tout doit être stocké sur et transféré via des serveurs américains.
Bref, j'ai un Google Nexus 4.

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Bonjour vie privée

Je pourrais me lancer dans une grande dissertation sur la manière de protéger sa vie privée sur internet, et sur tous les mômes qui s'en foutent aujourd'hui, et pleureront demain. Mais comme rien n'est plus pédagogique qu'une démonstration, surtout avec une fille à poil, en voici une.
Vous connaissez presque tous, j'en suis sûr, le site bonjourmadame.fr. Pour les autres, sachez jusque que ce site présente une fois par jour une photographie de jeune femme sexy (comprendre nue), les contributeurs (et/ou l'administrateur) n'hésitant pas à supprimer la signature du photographe, et à convertir de temps en temps le résultat en noir et blanc parce que ça donne une caution artistique.
Parfois, un fan du concept un peu zélé va poster une photo de sa copine. C'est déjà un peu limite car rien ne dit si la copine est d'accord, ou même si les gens qui pilotent le site s'en soucient. Mais le fan est prudent, il ne veut pas qu'on reconnaisse sa copine, alors il lui coupe la tête dans un recadrage un peu barbare. Le bougre croit qu'il est bordé, que plus rien ne peut lui être reproché. Ce qu'oublie notre bonhomme c'est que la protection de la vie privée ça ne se fait pas par dessus la jambe, et qu'un coup de ciseaux dans une photo ou tout autre type de document ne suffit pas toujours.
Ainsi, certains logiciels conservent dans les méta données du fichier un aperçu de l'image d'origine. Moi je trouve ça particulièrement marrant, mais la copine sûrement moins.

bonjour vie privee, ou comment finir à poil dans les EXIF d'une photo
Sur la capture ci-dessus, j'ai bien sûr flouté la jeune fille. Bonjour vie privée !

edit du 2 février 2013 : il a récidivé avec la même jeune et pulpeuse demoiselle. Cette fois en nu intégral.

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