Phénomènes, quand hollywood se fout de ma gueule

Inutile d'en faire des tonnes, on comprend dès le titre que le dernier film de Shyamalan ne m'a pas vraiment plu. Tout d'abord, comme la plupart des films de cet auteur-réalisateur, Phénomènes (The Happening) est un film jetable. On le voit une fois, puis c'est fini. Ce n'est pas le genre de film qu'on souhaite avoir dans sa vidéothèque. Ensuite, l'acteur principal a autant de charisme qu'une brique, et son jeu est assez plat. Il doit exceller dans les rôles de sergent. Pour finir, le scénario enchaîne les clichés et les poncifs. Pas assez vite, heureusement, pour qu'on s'ennuie vraiment, mais suffisamment pour qu'on s'en rende compte.
J'ai trouvé particulièrement honteux certains aspects de la mise en scène et du scénario. Notamment, certains dialogues véhiculent une "prudence scientifique" qui rappelle douloureusement ces stickers que les lobbies créationnistes parviennent à imposer dans les livres de biologies américains. On assiste aussi des effets dignes des pires nanars, comme la scène où une lionne mord son gardien au dessus du poignet, et où le bras complet de ce dernier se décroche au dessous de l'épaule sans que le type ne vacille.
Bref, encore un film dans le quel les américains sont martyrisés, encore un film qui agite le spectre du terrorisme (et donc qui lui donne de la force), et encore un film mou. Enlevez les 5 premières minutes, et vous aurez un film complètement raté.

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